Prévention routière

Depuis le début du Ramadhan, la région de M’chedallah à l’instar de tout le territoire national, enregistrent une effroyable hausse en matière d’accidents de circulation. Il ne se passe pas une journée sans que des vies humaines ne soient fauchées sur ces routes et nul besoin d’aller s’enquérir des statistiques pour connaître le nombre de décès durant ces 30 jours qui a doublé sinon triplé, il suffit d’être à l’écoute des informations faisant état des accidents de circulation qui surviennent quotidiennement au niveau de la RN5 et la RN26.

De plus pour chaque accident, l’on déplore plusieurs morts, des blessés graves ajoutés à de considérables dégâts matériels.

La raison de l’augmentation du nombre des accidents routiers, qui donnent des sueurs froides durant ce mois sacré, sont les mêmes et connues de tous sans qu’aucun des organismes concernés n’envisage la moindre initiative pour réduire cette catastrophe.

La raison principale est incontestablement la fatigue et la baisse de vigilance chez les conducteurs qui surviennent après un cumul de manque de sommeil dû aux veillées inévitables ; un manque qui augmente chaque jour d’avantage au point de se transformer en épuisement et cela après que le seuil des capacités de résistance physique ne soit dépassé particulièrement durant la dernière décade du Ramadhan. Les causes des accidents sont partout les mêmes : somnolences au volant, baisse sensible de vigilance et lenteur des réflexes.

La plupart de ces accidents mortels sont des collisions frontales, des dérapages ou dépassements dangereux ; qui sont sans risque d’erreur dus aux conditions physiques et psychologiques des conducteurs visibles à l’oeil nu, nul besoin d’appareil de test particulier pour le constater chez les chauffeurs se trouvant sur les routes en fin d’après-midi, qui ont fini par épuiser le peu d’énergie non renouvelée et qui usent de leurs dernières forces pour terminer le trajet ; un entêtement qui se termine de manière tragique et la plupart de ces chauffeurs n’arrivent pas à destination.

Pour éviter d’heurter certaines sensibilités, nous n’amputerons pas la faute au Ramadhan, mais à la manière dont il est vécu, tel que les veillées et les soirées tardives occasionnant aux chauffeurs des fatigues, ce qui fait, que le jour, un sommeil les guette et risque de les surprendre à n’importe quel moment, tout le temps qu’ils sont au volant d’où à notre avis la nécessité absolue d’un renforcement du dispositif de surveillance de la circulation routière durant le Ramadhan, à l’image du plan « Delphine » au niveau des plages durant la saison estivale, une initiative dont l’efficacité n’est plus à souligner en matière de protection des vies humaines.

Avec l’acquisition d’un matériel sophistiqué destiné à la surveillance du trafic routier tel: les radars mobiles, des hélicoptères, ajoutés aux guérites de surveillances implantées le long des grands axes routiers, une opération « spéciale Ramadhan » aurait sans nul doute des répercutions hautement positives et contribuerait à réduire l’hécatombe qui se produit sur nos routes à chaque période du Ramadhan, toutes les conditions pour ce faire sont réunies, il suffirait d’une simple volonté des décideurs.

Oulaïd Soualah