«L’argent des œuvres sociales est dilapidé !»

Graves accusations du bureau de la wilaya de Tizi-Ouzou de l’union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF), qui affirme que «l’argent destiné à la couverture des prestations sociales est dilapidé dans la transparence sans que les mis en cause ne soient menacés d’une quelconque sanction»

Dans une déclaration parvenue hier à notre rédaction, l’UNPEF n’a pas mâché ses mots pour dénoncer la gestion des œuvres sociales du secteur de l’éducation dans la wilaya de Tizi- Ouzou. «Le bureau de wilaya de l’UNPEF, après avoir pris connaissance des agissements irresponsables et discriminatoires des membres de la commission de gestion des œuvres sociales, s’insurge énergiquement contre ces pratiques qui ne font pas honneur au syndicalisme de l’école», peut-on lire, en effet, dans ladite déclaration. L’UNPEF précise que la commission des œuvres sociales est composée dans sa totalité par des membres de l’UGTA. Ces derniers, ajoute la déclaration, «conditionnent toute demande de prestation sociale d’un travailleur par l’adhésion de ce dernier à leur syndicat». Tout en rappelant que la protection sociale est un droit arraché par les travailleurs, l’UNPEF hausse le ton en allant très loin dans ses affirmations. Le syndicat autonome affirme, en effet, que l’argent destiné pour les œuvres sociales est dilapidé et ce, «au vu et au su de tout la monde». Plus grave encore, l’UNPEF ne cache pas ses doutes, quant à la neutralité de l’administration dans ce dossier. «Dans un cas pareil, nous pouvons même douter de la neutralité de l’administration dans la gestion de ce dossier. Sinon, pourquoi permet-on à un syndicat n’ayant aucune crédibilité aux yeux des travailleurs à gérer d’une manière anachronique et dédaigneuse un bien qui ne lui appartient pas ?», s’interrogent les rédacteurs de la déclaration, qui demandent le traitement «avec beaucoup de responsabilité cette question». Pour l’union nationale des personnels de l’éducation et de la formation de Tizi-Ouzou, «la seule option valable, qui mettrait fin aux injustices et discriminations générées par une gestion obsolète, est l’autonomie des œuvres sociales où les syndicats auront la mission d’observation et de contrôle sur la gestion».

M. O. B.