Nous sommes tous des stressés

On le subodorait, on le savait presque : un grand nombre d’Algériens sont stressés. Maintenant on est sûr, nous sommes des milliers à vivre dans l’angoisse, l’anxiété et la déprime. Un salarié sur trois serait même stressé.

C’est la conclusion à laquelle sont arrivés les spécialistes qui se sont rencontrés la semaine dernière à Alger pour discuter du stress et de sa prise en charge en Algérie. Le mot stress est depuis quelques années à la mode, et il est devenu courant d’appeler stress une fatigue morale ou une impression de dégoût.

En réalité, le stress c’est plus fort que cela : c’est même un trouble à prendre au sérieux, qui peut altérer la santé et poser des problèmes plus ou moins importants. Ainsi, les stressés peuvent d’anxiété souffrir d’insomnies, de troubles physiques parfois très gênants. La vie de l’individu se trouve ainsi perturbée : grande irritabilité, à la source de conflits conjugaux ou familiaux, baisse de la rentabilité au travail, agressivité avec les autres… si les salariés sont plus atteints que les autres, c’est parce que les conditions de travail sont loin d’être bonnes : relations conflictuelles, surcharge, peur de perdre son emploi. D’autres facteurs interviennent également dans le stress : les problèmes familiaux, l’exiguïté de l’espace, la cherté de la vie, notamment pour ceux qui ont la charge de nourrir les familles…

Chez les jeunes, ce sont les difficultés rencontrées au cours de la scolarité qui influent le plus sur le moral, et, une fois les études achevées, la difficulté de trouver un emploi.

S. Aït Larba