C’est la routine au quotidien au village de Bahalil dans la commune d’Aghbalou notamment en ce mois de Ramadhan. Durant la journée, le village est pratiquement vide, hormis les quelques va-et-vient des travailleurs et autres écoliers. Le soir, dés la rupture du jeûne, tous le monde ou presque est dehors, mais le problème est qu’il n’y a pas où passer la soirée. Les villageois sont partagés entre ceux qui vont à la mosquée pour la prière de tarawih, ou prendre place dans l’un des cafés de fortune pour une soirée au loto, à défaut de vadrouiller dans les rues du village profitant de la fraîcheur nocturne ou encore se regrouper dans un des commerces pour une partie de domino… L’unique cybercafé du village est pris d’assaut par les jeunes internautes. Il n’y a point ou aller, c’est une routine latente pas uniquement durant le mois de carême mais à longueur de l’année que les jeunes ont du mal à accepter, d’ailleurs plusieurs parmi eux ont quitté le village pour soit tenter leurs chances à l’étranger ou dans l’une des régions du pays. Dans ce village de plus de 4000 âmes, les jeunes sont laissés pour compte, ils ne disposent d’aucune infrastructure les concernant malgré la motivation de certains parmi eux qui font tout pour s’entraider notamment à travers le mouvement associatif avec la création cette année de deux associations : l’une à caractère environnemental, la seconde sportive.
Cette dernière a déjà commencé à activer avec les jeunes dans plusieurs disciplines sportives pour lutter justement contre cette oisiveté et cette léthargie qui règne en maître dans leur village. Ainsi, après le tournoi de football organisé tout au long du mois de juillet dernier, un autre tournoi de jeu d’échec a eu lieu durant les deux premières semaines du mois de Ramadhan qui a permis de créer une certaine ambiance.
R. B.
