Le premier attentat a été perpétré à Soul El-Thenine, dans la nuit de vendredi à samedi vers 1 h. Celui-ci a ciblé un policier qui a été touché aux jambes par des balles tirées par une bande de terroristes, dont le nombre n’a pas été déterminé. Le policier qui a été surpris, selon nos informations, en rentrant chez lui, a été transféré vers le CHU Nedir-Mohamed de la ville des Genêts. Le même hôpital a accueilli un autre blessé suite à un attentat, quelques heures plus tard de la journée de samedi. Il s’agit cette fois d’un militaire qui avait sauté quelque temps auparavant sur une bombe à Takhoukht. Evacuée dans un état grave, la victime qui se dirigeait à bord de son véhicule de marque Renault Clio, à Ouacifs, selon nos sources, a succombé à ses blessures, avons-nous appris. Takhoukht a été également le théâtre d’un autre attentat, le troisième donc de ces deux jours d’Aïd. Celui-ci a été enregistré hier vers 6 h. La cible était un convoi militaire qui prenait la direction de Ouacifs. Les terroristes ont usé d’un même procédé : une bombe actionnée à distance. Bilan : cinq soldats blessés qui ont été aussi transférés au CHU de Tizi-Ouzou. Ce fut donc un Aïd particulièrement sanglant qu’à vécu la capitale de Djurdjura. Un vaste ratissage a été enclenché aussitôt notamment du côté de Takhoukht. Une région toujours infestée par les hordes terroristes qui n’hésitent d’ailleurs pas à se signaler. La semaine passée, deux militaires avaient été tués pratiquement au même endroit où avaient été perpétrés les deux attentats qui avaient endeuilli pas moins de six familles durant l’Aïd. Il semblerait, doit-on dire, que les groupes islamistes armés ont trouvé dans cette contrée un lieu de répit, eux qui sont malmenés dans les autres régions après le fort déploiement des forces de sécurité à travers la wilaya de Tizi-Ouzou. Cela dit, ces services de sécurité sont appelé à redoubler de vigilance. Les terroristes frappent souvent là où on les attend le moins. Takhoukht, qui constituait à l’avènement du terrorisme une véritable zone coupe-gorge avant d’être « nettoyée », aura ainsi renoué avec les actes terroristes les quelques derniers jours. Le ratissage mené depuis ces quelques dernières heures est censé dégager ce massif forestier de ces groupes qui semblent être les maîtres maîtres absolus des lieux. Il va sans dire que cette recrudescence des actes terroristes replongera Tizi qu’on disait être mise « sous haute surveillance » dans le doute. C’est peut-être l’objectif des sanguinaires de la nébuleuse organisation d’El Qaîda du Maghreb laquelle frappe au moment qu’elle juge, opportun afin de sémer la zizanie et l’inquiétude dans la wilaya qui semble avoir encore fort à faire pour en finir une fois pour toutes avec ces islamistes armés.
M. O. B.
