L’opération de l’interruption des branchements illicites et anarchiques en eau potable, a finalement buté, comme c’était prévu, sur des opposants. Des gens qui ont de tout temps usé de leur entêtement pour forcer la main à l’administration locale pour les autoriser à brancher et être différents des autres. D’autres encore, se sont vus percer les conduites principales pour faire leurs branchements, faisant fi des autorités et de la soif de la population. Ces branchements risquent, particulièrement en cette période estivale, d’engendrer des maladies à transmission hydrique, comme le choléra. Des piquages pirates du réseau principal d’alimentation en eau potable, à des centaines de lieux, ne peut pas faire de cadeaux, quand ont sait que le réseau d’assainissement n’est pas sain. En d’autre termes, l’infiltration d’eaux usées dans les conduites d’eau potable n’est pas à écarter et le risque ne sera pas des moindres. Et nul ne doit badiner avec l’hygiène et avec la vie de milliers d’individus. En principe, toute personne exposant au danger la vie d’autrui doit répondre de son délit et assumer sa responsabilité devant la justice, étant donné que cette opération mise en application, selon l’arrêté du wali, soit la participation et l’intervention des services de sécurité, en cas d’opposition. Ceci dit, une liste d’opposants a été présentée aux autorités locales par les responsables de cette opération. Le problème de l’eau constitue pour la commune d’Assi Youcef la pomme de discorde depuis toujours et nul ne semble à la hauteur de régler définitivement cet obstacle qui n’est pas des moindres. Dire aux étrangers à la région qu’une commune nichée au pied du Djurdjura souffre du manque d’eau, serait vraiment absurde, mais telle est la réalité. Et les vérités ne sont pas toujours bonnes à entendre. Le captage de la source de Tabburt Lanser est tellement dérisoire et insignifiant, qui se présente telle une goutte dans l’océan. Les tentatives de captage de la source, en plusieurs lieux ont toujours été couvertes de mystère et d’interrogations. On dépense des sommes colossales, on arrange les affaires et on bouche le trou, en attendant le prochain. Pendant tout ce temps là, la population meurt de soif, y compris ce printemps, pour certains village. Certes, les déséquilibre est apparent entre les villages mais la quasi totalité de ces derniers souffrent en été. Il est à rappeler par ailleurs, qu’à l’aube du 3e millénaire, où on voit les Occidentaux chercher de l’eau sur la planète rouge, la commune d’Assi Youcef n’est pas encore dotée de branchements individuels, à l’exception de ceux qui ont bravé les lois pour se les faire au grand dam des autres. Ceci dit, toute la population puise son eau aux robinets publics, puisque le projet de branchements individuels est jeté aux calendes grecques et l’espoir n’a tué personne, à part le chacal, selon la légende. Cependant, la soif et les maladies à transmission hydrique, elle tueront à coup sûr.
Salem Amrane
