Les habitants de la Cité des fonctionnaires montent au créneau

Partager

Les habitants de la Cité des fonctionnaires, communément appelée “cité du CEG ou du jardin” attendent depuis quatre ans, la réintégration de leurs logements. Suite au séisme de 2003, des fissurations sont apparues sur l’ensemble des structures des bâtiments devenus inhabitables et dangereux pour leurs occupants. Les services techniques, après enquête, avaient à l’époque conclu à “des dégradations importantes” avant de classer la bâtisse “orange 4”. Une enveloppe financière fut dégagée en 2005 pour la remise en état des habitations.

Afin de permettre aux entreprisses retenues par l’OPGI de Tizi Ouzou, maître de l’ouvrage d’entamer les travaux, les locataires durent évacuer “momentanément” les lieux. Une fois les travaux engagés, l’entreprise découvre que les dégâts subis par les bâtiments ont été sous-estimés et qu’une rallonge supplémentaire au budget initial était nécessaire. Pour éviter l’arrêt des travaux, un accord fut trouvé entre l’OPGI et les propriétaires qui s’étaient engagés à prendre en charge le complément nécessaire. Et l’attente qui s’avéra par la suite, illimitée, commença à angoisser les locataires dans les bourses sont constamment grevées par le paiement de loyers exorbitants. La situation dure maintenant depuis quatre ans, un record pour le confortement de deux étages. Aucune date butoir quant à la fin des travaux n’est portée à la connaissance des propriétaires qui s’impatientent. Une impatience, somme toute légitime, lorsqu’on sait qu’en attendant de récupérer leurs biens, ces pères de familles, tous de petits fonctionnaires, logent dans des appartements loués à des tiers, pour plus de dix mille dinars, chacun. “Ce que ni l’OPG, ni les entreprises chargées de ces travaux éternels, ne semblent prendre en ligne de compte”, indique, désabusé, un locataire. L’inquiétude des locataires, des bas revenus en majorité, est justifiée par “le rythme actuel ainsi que la durée des travaux qui dépasse tout entendement”, affirment les concernés “en colère contre l’OPGI qu’ils tiennent pour responsable d’un éventuel dérapage”.

A. O. T

Partager