L’intersyndicale autonome de la Fonction publique en grève le 5 octobre prochain

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Les syndicats de l’éducation nationale, affiliés à l’intersyndicale ont finalement décidé d’unifier leurs rangs et de mener une action commune. Ces derniers ont choisi la date symbolique du jour de l’enseignant, le 5 octobre, pour observer une grève dans le secteur de l’enseignement (arrêt de travail), ponctuée d’un rassemblement des cadres syndicaux, le jour même, devant le ministère de l’Education nationale, à 12h.

Cette décision a été prise lors d’une réunion tenue le 25 septembre dernier, qui a regroupé les syndicats de l’éducation à savoir, CLA, Cnec, Satef, et Snapap. Ces syndicats viennent, à travers cette action, emboîter le pas au Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) qui a également décidé de faire de la journée de l’enseignant, correspondant au 5 octobre prochain, une journée de protestation avec arrêt de cours.

Cette action est initiée afin de dénoncer la situation dramatique dans laquelle se débattent les enseignants et tous les corps des travailleurs de ce secteur. Ces derniers dénoncent une situation caractérisée par un pouvoir d’achat érodé, des libertés syndicales confisquées, des conditions de travail intenables, et un statut dévalorisant des pans entiers de travailleurs.

L’intersyndicale estime qu’il est impératif de tenir cette action, devant une réforme aléatoire, un déficit flagrant de moyens, une surcharge des classes et du temps d’étude des élèves. Contacté par nos soins, le chargé de communication et de l’information au sein du Conseil national des lycées d’Algérie (CLA), Idir Achour, dira que « l’intersyndicale de la Fonction publique se réunira les 2 et 3 octobre prochain pour adopter la forme des actions à entreprendre ». En outre, notre interlocuteur a tenu à dénoncer le circulaire 315/08 qui stipule que les diplômés de l’ancien système n’ont plus le droit d’enseigner dans les lycées. « Cette circulaire concerne aussi les enseignants issus de l’ancien système qui ont travaillé pendant quatre ou cinq ans », a expliqué Idir Achour, tout en précisant que « ces derniers n’ont plus accès à l’enseignement dans les lycées, c’est inamissible ».

Rassemblement aujourd’hui, devant la direction de l’éducation de Béjaïa

Le chargé de communication du CLA s’est demandé à ce sujet : « Pourquoi cette circulaire est-elle appliquée à Alger et Béjaïa alors que ce n’est pas cas à la wilaya de Sétif ». Un rassemblement a été observé par les enseignants la semaine dernière dans le chef-lieu de la wilaya de Béjaïa pour dénoncer cet état de fait. Un autre rassemblement aura lieu aujourd’hui, devant la direction de l’éducation à la wilaya de Béjaïa. Ces enseignants, selon la même source, promettent de radicaliser leur mouvement de protestation jusqu’à satisfaction totale de leurs doléances.

« Ces protestataires menacent de fermer l’accès à l’académie, si les responsables concernés ne revoient pas ladite circulaire », poursuit encore Idir Achour. A souligner que l’intersyndicale a décidé de tenir un rassemblement le jour de la tenue de la tripartite pour exprimer son mécontentement quant à la détérioration du pouvoir d’achat.

Lemya Ouchenir

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