Le CLA prévoit une journée de protestation le 5 octobre prochain

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A l’instar du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) qui prévoit une journée de protestation, le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) appelle l’ensemble des enseignants à être mobilisés en force pour la journée du 5 octobre. Le CLA a décidé de faire de cette journée hautement symbolique, une journée d’action unitaire. « Seules notre détermination et notre unité seront à même d’ébranler le mépris et l’autisme de la tutelle », peut-on lire dans le communiqué dont la Dépêche de Kabylie détient une copie.

« Cette action sera entamée pour la lutte, car seule la lutte paie, pour une école publique de qualité et un statut qui valorise notre métier, pour un régime indemnitaire qui valorise notre salaire, et pour une retraite après 25 ans de service », a indiqué le communiqué. Le CLA s’est en outre, félicité de la mobilisation lors du boycott de la première journée de la rentrée scolaire.

Les membres du CLA affirment que « l’année scolaire n’est pas encore entamée que les appréhensions des uns et des autres se trouvent confirmées et le mécontentement généralisé devant la gestion aléatoire et autoritariste du ministère de l’Education ».

Et d’enchaîner : « Des lycées symboles du recouvrement de notre indépendance comme le lycée Emir Abdelkader, voient leurs effectifs diminués à l’extrême dans la perspective incertaine d’héberger des écoles préparatoires aux grandes écoles, pendant qu’à proximité des lycées survivent dans des locaux précaires ».

Selon la même source, le nombre de divisions dans la plupart des établissements est revu à la baisse, entraînant une surcharge des effectifs dans les classes (jusqu’à 45 élèves), une surcharge des emplois du temps des élèves et enseignants.

Sur ce volet, le CLA dira que « pendant que le secteur accuse un manque de 25 000 postes budgétaires, aucune date de recrutement n’a été fixée, bien au contraire des contractuels ayant mené le mouvement pour leur intégration sont traînés devant les tribunaux ».

Il a fait savoir par la suite qu’on exige le mastère aux licenciés, sachant que la première promotion vient de sortir cette année et seulement dans quelques matières, et qu’elles ne suffiront pas à combler le déficit qui existe dans le secondaire. « N’est-ce pas là une justification pour ne pas recruter et encourager le système LMD ? », s’est interrogé le CLA.

Le communiqué a par ailleurs précisé que « la marginalisation des commissions paritaires dans la gestion du surplus, l’opacité autour de la liste officielle des postes vacants et le flou qui entoure l’établissement de la carte scolaire, a pénalisé des centaines d’enseignants qui ont participé au mouvement, les condamnant à rester dans le même établissement pour 3 années de plus ».

« Au mépris de l’article 5 du statut particulier des travailleurs de l’éducation, des enseignants du technique sont contraints d’enseigner dans 3 lycées différents, pour complément de service ! », indique le communiqué. Le débat autour du week-end semi-universel, des critères de distribution des logements au Sud, de la couleur du tablier, d’après le CLA, n’a pas pour objectif que la fuite en avant pour éviter un débat réel autour des revendications légitimes des travailleurs de l’éducation, de la perte vertigineuse de leur pouvoir d’achat et de l’évaluation des résultats de la réforme du système éducatif dix ans après.

Lemya Ouchenir

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