Débrayage à l’école Kheddouci Med Améziane

Les élèves scolarisés à l’école primaire Kheddouci Med Améziane sise au chef-lieu de la commune n’ont pas eu la chance de vivre ces moments de retrouvailles à l’instar de leurs camarades de l’école voisine. Pour cette année, les enseignants qui y travaillent ont décidé d’enclencher une grève illimitée à l’effet de faire valoir leurs revendications. A travers cette action, ces éducateurs veulent attirer l’attention des responsables du secteur de l’éducation sur les conditions de travail auxquelles font face les enseignants et les élèves.

Dans leur requête, les protestataires ont énuméré un certain nombre de points qui constituent leur plate-forme de revendications qu’ils souhaitent voir satisfaite dans sa totalité. Le point noir soulevé en premier lieu et qui constitue l’élément déclencheur de ce mouvement, n’est autre que le maintien des salles préfabriquées. Ces dernières, en sus du froid glacial d’hiver et la chaleur de l’été contiennent de l’amiante qui pourrait être à l’origine de beaucoup de maladies.

Toujours selon la correspondance, les enseignants de cette école primaire dénoncent l’état dont se trouve leur établissement : une cour non conforme aux normes où les écoliers ne peuvent pas pratiquer du sport ou même jouer durant la récréation. Aussi, l’absence d’un portail fait de cette école un endroit où s’effectuent des va-et-vient des personnes étrangères à l’établissement au détriment de la quiétude des potaches. Toujours selon les rédacteurs du dit document, cette école ne dispose même pas d’une enseigne et rien ne la distingue d’une cité des enseignants. De leur côté, les parents d’élèves ne sont pas restés dans l’expectative face à cette situation ; bien au contraire, ils ont pris position en faveur des enseignants. Ils ont saisi les responsables concernés par le biais d’une correspondance accompagnée d’une pétition. les points soulevés par les parents ne différent pas de ceux réclamés par les enseignants, chose qui nous renseigne de l’entente entre les deux parties. Ce que réclame les protestataires comme solution provisoire c’est de mettre à leur disposition les nouveaux locaux bâtis dans l’enceinte de l’école primaire voisine. La réponse tarde encore à venir, et les enseignants maintiennent leur mouvement. Qu’en sera-t-il de l’avenir des élèves ?

M. Smail