Le lycée entame l’année par une… grève

Comme tout le monde s’y attendait, une grève illimitée a été déclenchée ce dimanche, par les élèves en raison du manque d’eau potable au niveau de l’établissement.

Cette contrainte majeure n’est pas nouvelle, c’est une situation qui prévaut depuis le dernier trimestre de l’année passée, et à laquelle « on » n’arrive pas à trouver de solution et où chaque partie concernée rejette la responsabilité sur l’autre au lieu de joindre leurs efforts pour lever cette contrainte qui entrave sérieusement le fonctionnement du lycée qui vient de débuter l’année avec un retard dans l’exécution de son programme scolaire à cause de cette grève.

Les élèves ont décidé de déclencher l’arrêt des cours à la deuxième semaine, à cause des repas froids servis composés de fromage et d’œufs durs, seul menu que peuvent assurer les cantines en raison du manque d’eau. Tout a commencé par des avaries apparues l’année passée, au niveau du réseau d’alimentation en AEP du lycée, des avaries que les services d’entretiens de l’APC s’avèrent incapables de réparer ; une panne à laquelle, s’ajoute une anarchie totale dans la distribution de tout le centre urbain de Saharidj dont le réseau est devenu une authentique passoire avec d’incalculables fuites aggravées par des branchements anarchiques.

Pour palier à cette contrainte qui paralyse le lycée, l’APC a eu recours au moyen d’alimentation par citerne, une initiative qui s’avère de courte durée, et qui se heurte au problème de remplissage car le seul endroit disponible est le puits E51 géré par l’ADE au niveau de la commune de M’chedallah pris d’assaut par d’autres ; ainsi que par l’entreprise chinoise qui intervient sur le projet de l’autoroute et qui approvisionne ses chantiers à partir de ce puits. De longues chaînes de camions-citerne se forment, d’où l’impossibilité au camion-citerne de l’APC de Saharidj à alimenter le lycée à temps, soit au début de matinée pour permettre aux cuisiniers de préparer un repas chaud. L’APC, de son côté, avance une autre hypothèse impossible à vérifier sans l’intervention d’un spécialiste.

Les responsables de la mairie évoquent la détérioration de la bâche à eau qui serait fissurée après une inactivité de plus de 3 mois parce qu’elle présente des fuites donc hors d’usage, en affirmant que la période de garantie s’étant écoulée, elle ne doit plus rien à cet établissement qui se voit ainsi obligé de dégager des fonds pour sa réfection.

C’est un enchevêtrement qui se répercuterait sensiblement sur le rendement de cet établissement et dont les seuls à être pénalisés sont incontestablement les élèves. Le collectif des parents d’élèves de ce lycée a essayé, à plusieurs reprises, de voir le chef de daïra pour lui exposer ce problème, mais ce responsable se dérobe à chaque tentative, due, sans doute à l’impossibilité pour lui, à leur avancer une solution à même de résoudre le problème. Le nouveau directeur de l’académie, qui a hérité d’une situation des plus complexes, ne serait d’aucun secours pour cet établissement de ce coin perdu ; reste à espérer une intervention salvatrice du wali pour mettre fin à de nombreuses contraintes qui entravent le fonctionnement de l’établissement en plus de l’eau, tel que le manque du personnel d’entretien et de gardiennage.

Soualah Oulaid