Fin du bras de fer des commerçants

Mercredi dernier, les employés municipaux venus sécuriser le futur chantier de démolition des bâtisses dites « Timsiline » ont rencontré une opposition ferme des commerçants qui ne voulaient pas en démordre. Malgré la présence des éléments de police, dépêchés sur les lieux pour éviter d’éventuels dérapages, les protestataires s’étaient opposés à la pose de la clôture délimitant le futur chantier.

Leur seul mot d’ordre pour permettre cette destruction, se résume au slogan qu’ils avaient répété en chœur : « Nous voulons nos droits ». Bien qu’ils soient convaincus, eux aussi, par le danger que représentent les bâtiments qu’ils occupent, ils persistent à y rester tant que des assurances quant à leur avenir ne leur soient pas données.

Un sit-in improvisé sur les lieux, a drainé une foule de curieux qui s’attendaient à un dérapage certain, tant les protagonistes campaient sur leurs positions. Le dialogue fut finalement initié par le chef de sûreté de daïra qui allait convaincre les frondeurs de prendre attache avec les autorités. C’est ainsi que le chef de daïra ainsi que le président d’APC furent appelés sur les lieux, pour parlementer. Suite aux promesses d’indemnisation des titulaires de registres de commerce, les opposants, convaincus d’avoir eu gain de cause, libérèrent les lieux et immédiatement investis par des ouvriers de la commune.

Un grillage de sécurité est alors installé tout autour du pâté de maisons à démolir.

A. O. T.