Un village enclavé

« Avec les dernières pluies, on est condamnés », nous annonce un habitant d’Ihabarène dans la commune de Tizi Gheniff. Notre interlocuteur évoque l’état de la route qui mène vers leur village. « Des travaux ont été lancés sur ce tronçon qui va de Tizi Lekhmis jusqu’à Taka pour être abandonnés par la suite, si bien que cette route est devenue impraticable », a enchaîné un membre du mouvement associatif. Ce dernier affirme avoir interpellé les autorités locales à maintes reprises sans que rien ne soit fait. « Cela est resté au stade des promesses. On nous a répondu que la location des engins revenait chère et qu’il fallait attendre qu’une entreprise soit sur place afin de lui confier ces travaux », a ajouté un autre habitant du village.

Les citoyens ont souffert durant tout l’été avec les tas de poussière qui s’élevaient au passage des véhicules et en hiver de l’état boueux de ce chemin.

« Même les clandestins refusent de prendre les citoyens vers ce village », a souligné un autre citoyen. Si on entend ici et là de désenclavement de hameaux de moindre importance, Ihabarène reste toujours enclavé quarante-sept ans après l’indépendance. « Nous interpellons aussi bien les autorités de la commune que celles de la wilaya et en particulier la Direction des travaux publics à inscrire en priorité le revêtement de cette route qui désenclaverait non seulement les habitants d’Ihabarène, mais aussi ceux du village de Taka relevant de la même municipalité », ont conclu unanimement les intervenants à propos de ce problème.

A. O.