Enfin, une deuxième pharmacie

Bien qu’elle soit érigée au statut de commune en 1984, M’kira manque beaucoup d’édifices. Dans cette municipalité tout comme la daïra de Tizi Gheniff, il n’y a aucune banque.

Au chef-lieu, Tighilt Bougueni, à l’exception des bâtisses construites par les privées, il n’y a pas grand-chose. Une nouvelle vient de réjouir les citoyens de cette municipalité rurale. Une autre pharmacie vient d’ouvrir ses portes. « C’est une très bonne chose. Nous n’avons qu’une seule pharmacie, celle de l’Etat. Avec cette autre officine, il y aura au moins une pharmacie de garde », estime ce commerçant.

Quand l’officine ferme, les M’kiris doivent se déplacer jusqu’à Tizi Gheniff et même parfois à Drâa El Mizan pour acheter des médicaments. « C’est une pharmacie conventionnée avec la CNAS. Ainsi, les clients peuvent acheter leurs traitements médicaux, surtout les personnes âgées ainsi que les malades chroniques en payant seulement le complément du coût qui sera réglé par le pharmacien auprès de la CNAS de Tizi Gheniff », ajoute une deuxième personne. Dans cette région, il faut dire qu’il n’y a pas assez de praticiens privés. « Heureusement, un dentiste a pensé à ouvrir un cabinet médical. Sinon, il faut attendre son tour chez le dentiste public qui reçoit de nombreux malades par jour », enchaîne un autre intervenant. Le chef-lieu attend que d’autres services y viennent s’installer. « C’est une localité où pourront réussir même les spécialistes. Pour une telle consultation, il y a ceux qui se déplacent jusqu’à Bordj Ménaïel ou encore Boghni à quelque quarante (40), voire cinquante (50) kilomètres plus loin des villages isolés de la commune », dit un ex-élu. Les citoyens de M’kira manquent de couverture sanitaire quand on sait que la maternité rurale ne fonctionne pas comme il se doit.

Peut-être avec la restructuration du secteur sanitaire et la création des établissements chargés des structures de proximité, il y aurait une amélioration de la carte sanitaire et des prestations médicales.

Amar Ouramdane