l Suite aux opérations de démantèlement lancées depuis plus d’une année, le ministre de l’Environnement, Chérif Rahmani, procédera aujourd’hui à l’exportation du premier jet de déchets de PCB vers la Belgique. Le lancement officiel se fera au niveau du quai 22 au port d’Alger en présence d’experts en la matière, des membres du comité national de suivi de l’opération, des représentants de la société COFAL chargée de l’élimination des déchets et des cadres du ministère. Eu égard à son caractère spécifique et surtout au fait qu’il soit dangereux pour la santé de par sa nature toxique, l’exportation du PCB a nécessité une synchronisation de toutes les étapes, à savoir le regroupement, la vidange, le reconditionnement dans des emballages normalisés et tous les appareils électriques portant ce produit. L’objectif est la destruction thermique du PCB. Pour ceux qui ne le connaissent pas, le PCB est une substance huileuse de bioaccumulation et inflammable, connu beaucoup plus sous le nom d’askarel et commercialisé en Algérie sous différentes appellations. A long terme, il est susceptible de provoquer de sérieux problème de santé, généralement fatals car il est cancérigène. L’acné, l’irritation des voies respiratoires, des maux de tête et la diminution de la fertilité, sont entre autres les maladies qui peuvent atteindre les utilisateurs de cette huile. Selon Mme Boudjemaâ, directrice générale de l’environnement, le nombre total des transformateurs appelés à être détruits est de l’ordre de 6770, dont 3262 appareils électriques sont complètement hors d’usage. Pour ce qui est du volume d’huiles à éliminer, n’est il pas moins de 2 290 tonnes, démantelées sur tout le territoire national.
W. O. H.
