S’il y a nécessité de faire une rétrospective sur l’état des lieux de la région depuis 2001 à 2007, un climat déletère caractérisait les lieux, avec une violence à fleur de peau aggravée par le statu quo quasi général.
Les opérateurs économiques de la région ont mis la clé sous le paillasson, pendant que d’autres sont forcés à la délocalisation de leurs unités afin d’élire domicile dans des wilayas limitrophes. Le chômage ayant pris une allure exponentielle avec une dégradation grave de mœurs et une prolifération inquiétante des lieux de débauche, sous le regard impuissant de milliers de citoyens pris en otage, d’abord par la situation de non-Etat, puis par le diktat d’une voyoucratie érigée en maître des lieux. Le gâchis enregistré est incommensurable, il a eu des conséquences sur les comportements individuels et de foule, atteignant parfois les cellules familiales jusqu’à l’implosion. Depuis pratiquement deux ans, la région commence à faire table rase d’un passé douloureux. La wilaya de Tizi-Ouzou a amorcé son virage en retrouvant ses marques, en dépit de quelques contraintes et embuches résiduelles.
L’embellie financière nationale touche cette fois-ci la région, qui, pour la première fois depuis 2000, connaît une floressence de chantiers tous secteurs confondus, les entreprises publiques et privées ne chôment plus et les services faits sont réglés dans les délais à quelques retards près.
Le nombre d’opérations et de chantiers lancés dépasse amplement le nombre d’entreprises qui y exercent dans la région. Un fait inédit que la wilaya de Tizi-Ouzou n’a jamais connu. Le programme de développement mis en branle pour la seule année 2009 avoisine les 140 000 milliards de centimes, touchant non seulement le chef-lieu de wilaya mais aussi les zones rurales, entrées en mutation qualitative.
Toutes les études sont finalisées, concernant le logement, le gaz de ville, la voie ferrée, le pôle universitaire de Tamda, le réseau routier, les barrages de Taksebt et T’leta, l’alimentation en eau potable. Les chantiers sont au stade d’avancement appréciable à hauteur de 80 % de réalisation. D’autres chantiers dans divers domaines connaîtront le début d’activité, les avis d’appels d’offres sont lancés. Le programme de développement lancé par l’Etat algérien au profit de la wilaya de Tizi-Ouzou permettra, à coup sûr, à la région de rattraper son retard et de sortir du chaos dans lequel elle est plongée.
Ce programme s’étalera sur plusieurs années, dont les résultats ne sont pas immédiats, avec à l’évidence que la région sortira des sentiers battus.
Si pour Tizi-Ville, l’effort de l’Etat dans ses interventions est observable et palpable, certains jeunes de plusieurs quartiers s’y investissent dans la précipitation en usant de tous les moyens pour que l’on s’occupe de leurs quartiers illico presto. Parfois cette démarche contrarie l’élan de relance pris par la région. Selon une source crédible, tous les quartiers de la ville de Tizi-Ouzou seront pris en charge, un programme spécial est peaufiné et les entreprises qui interviendront sont fixées. Et d’ajouter que l’Etat ne peut pas agir sur toutes les questions à la fois. Une chose est sûre, une feuille de route est arrêtée par les autoriés afin que chaque localité de l’étendue du territoire de la wilaya, bénéficie de sa part de développement, avec le franc souhait de voir l’implication des élus à tous les niveaux, afin que cela soit du domaine du possible et que les revendications citoyennes, aussi légitimes soient-elles, soient soustraites des sournoises manipulations politiciennes et des visions étroites.
Khaled-Zahem
