En cette rentrée scolaire, et à l’approche des examens, l’absence d’une bibliothèque municipale se fait lourdement ressentir par les élèves des différents paliers de la daïra de Sidi Aïch et ceux des communes qu’elle abrite.
Et pour cause, les scolarisés se heurtent à d’énormes difficultés pour se procurer des ouvrages et d’autres documents notamment après la réforme du système éducatif où les élèves sont conduits à faire des exposés et autres travaux de recherches.
A cela, viennent s’ajouter les salles de lectures qui font défaut. Une collégienne en quatrième année moyenne, scolarisée au CEM Aïssani de Sidi Aïch aborde ce problème. « La bibliothèque que possède l’établissement et qui été récemment installée manque de livres, notamment les ouvrages manuels nécessaires à la recherche bibliographique. Quant à ceux existants ils sont loin d’être conformes au programme scolaire, puisque les livres disponibles ne sont que des feuilles jaunies par le temps et en très mauvais état… » « la salle est étroite et non prête à recevoir les élèves, aucun équipement de base n’est présent, faisant allusion au manque crucial de dictionnaires dans les quatre langues enseignées, un déficit contraignant même pour les enseignants », conclut-elle. « L’absence d’une bibliothèque municipale entrave le bon déroulement de la scolarité de l’école d’une part, et fait d’un non scolarisé un citoyen inculte d’autre part », s’exclame Farid, enseignant et père de quatre enfants, tout en poursuivant : »Une Maison de jeunes équipée permettra de couvrir ce manque en infrastructures et absorbera tant bien que mal l’oisiveté qui ronge les jeunes et moins jeunes de la région ». Espérons que ces doléances trouveront une oreille attentive.
Souad B.
