Conséquence de la suppression du crédit à la consommation, les banques se mettent désormais au leasing, une solution pour parer à la crise qui secoue actuellement les entreprises économiques privées. Cette option consiste en un contrat de location pratiqué depuis quelque temps en Europe, en Amérique et en Asie et dont la valeur diminue rapidement.
Il y a plusieurs sortes de leasing (leasing opérationnel de véhicules, le leasing immobilier, le leasing pour acquérir du matériel agricole, informatique…)
Par aileurs, selon des experts internationaux dans la criminalité financière, l’Etat algérien devrait prendre une participation provisoire dans le capital des banques privées qui seront créées à l’avenir afin de pouvoir renforcer la gestion des risques et de parer à d’éventuels crimes financiers. A cet effet, l’Etat devrait prendre une participation dans les banques privées et ce sur une période s’étalant de 5 à 10 ans dans le but de surveiller les transferts, les opérations et la surenchère dans les établissements financiers. Selon les experts algériens, la participation de l’Etat dans le capital des banques privées, le renforcement du contrôle interne des banques et du marché financier national devraient dissuader ces dernières à d’éventuelles opérations douteuses. Le mouvement de capitaux internationaux, l’internationalisation du commerce et l’évolution des moyens technologiques ont augmenté l’ampleur des risques des crimes financiers qui vont du blanchiment d’argent, détournement des actifs aux extorsions frauduleuses de fonds.
L’installation des banques privées en Algérie a plus que doublé, au vu du boom des activités financières, économiques et immobilières dans le pays mais l’ouverture de leurs capitaux comme cela a été le cas pour les entreprises étrangères à hauteur de 30 % reste peu probable.
L’Algérie comprend plus de six banques publiques, quelque 14 banques privées à capitaux étrangers, une banque spécialisée dans la distribution de crédits à l’agriculture et cinq établissements financiers, ainsi que différents établissements spécialisés en assurances. Les grands scandales financiers qui avaient éclaté au début des années 2000, dont l’affaire Khalifa, la BCIA, la BNA… devra pousser l’Etat à pendre des mesures radicales prochainement surtout avec la suppression du crédit à l’achat et à participer aussi aux capitaux des nouvelles banques qui émettent le souhait de s’établir en Algérie. Dans un autre registre, on croit savoir que les banques seront tenues d’assurer l’ouverture le vendredis matin selon le gouvernement.
Hacène Merboutio
