Des travaux visant à réaliser un réseau d’évacuation des eaux usées, provenant du quartier d’Aït Yahia, se déroulent depuis plusieurs jours sur la rue menant vers la sortie de la ville. Effectuée de jour, l’opération perturbe sérieusement le trafic. Ainsi, pour permettre aux engins qui occupent plus de la moitié de la chaussée, de manœuvrer à l’aise, il a été décidé de réduire la rue à un sens unique. Pour rejoindre les communes limitrophes, ou toute autre destination, via Michelet, les automobilistes sont contraints de traverser la ville.
La rue colonel Amirouche, déjà étroite et rétrécie par les étals, devient alors un calvaire pour ceux qui l’empruntent. Ceci sans compter les nombreuses mares d’eau qui se forment dans des trous au milieu de la rue, gênant considérablement le flux normal de la circulation. Le ralentissement du mouvement automobile s’est fait ressentir mardi dernier, jour de marché où l’on a constaté durant toute la journée, un embouteillage de près d’un kilomètre allant du centre-ville jusqu’à Akkar. Il ne restait plus qu’à prier qu’il n’y ait pas d’incendie ou tout autre incident, nécessitant l’intervention de la Protection civile. C’est dire que la situation de la ville ne peut se permettre des travaux lourds, se déroulant au moment de grande affluence, quelle qu’en soit l’urgence. Même s’ils ne contestent pas l’utilité de l’opération, les citoyens acceptent difficilement ses désagréments. “Pour le bien-être de la population, c’est aux entreprises de se faire discrètes, en adoptant les horaires les moins gênants (de nuit, par exemple) et non l’inverse. Ce qu’on a souvent trop tendance à oublier”, nous confie Abdennour.
A. O. T.
