Un rassemblement contre l’oubli à Paris

L’Union des Algériens en France et en Europe a appelé les associations françaises et immigrées à un rassemblement qui aura lieu aujourd’hui à partir de 18h au Pont Saint-Michel à Paris. Le rassemblement sera une commémoration et un hommage aux martyrs des événements du 17 Octobre 1961. Une rencontre inscrite pour perpétuer la lutte contre l’oubli de ces victimes de la répression commise le 17 octobre à l’encontre des Algériens. Les initiateurs de cette instance profiteront de l’occasion pour exiger la reconnaissance officielle par le gouvernement français de ce crime d’Etat commis à Paris. 48 ans après les massacres du 17 Octobre 1961, l’Union des Algériens en France et d’Europe revient pour élucider les détails des ces événements qui restent gravés dans l’histoire de l’Algérie. « L’Etat français ne reconnaît toujours pas sa responsabilité dans ce crime raciste commis contre les Algériens et leurs familles qui ont manifestés pacifiquement pour dénoncer l’arbitraire et défendre leurs droits et leur dignité d’être humain » souligne ladite Union. Ils revendiquent une reconnaissance des crimes commis à l’égard de leur patrie. Tout en dénonçant la position de l’Etat français qui continue à nier sa responsabilité dans les crimes commis durant la guerre d’Algérie. « Le président Sarkozy refuse toute idée de repentance, estimant qu’il s’agit d’une forme de haine de soi et de dénigrement de son pays.  » L’Union des Algériens en France s’interroge sur la date et la célébration de la journée d’hommage aux harkis. Le 25 septembre, c’est précisément cette date qu’a choisie le secrétaire d’Etat aux anciens combattants pour annoncer la création de la Fondation pour la mémoire de la Guerre d’Algérie, prévu par la loi du 23 février 2005 portant « aspect positif de la colonisation ». Les archives sur la Guerre d’Algérie seront ainsi revendiquées. Selon cette organisation, la France détient un important lot d’ archives qui ne sont toujours pas libre d’accès, alors que la fin de la guerre remonte à près d’un demi-siècle.

A. Slimani