80 foyers souffrent du manque d’eau

Idemdoumène, relevant de la commune de Aomar, est le seul village qui conserve les coutumes et traditions kabyles sur ce versant donnant sur Tablat et Médéa entre autres.

C’est invraisemblable, car, l’autre bout d’Idemdamène est tellement collé à une partie de Chabet Yekhlef une agglomération arabophone qu’on se demande comment elle n’a pas été influencée par ce parlé plus dominant dans les environs.

Un enracinement des valeurs anciennes, et d’une langue millénaire, qui suscite de l’étonnement, du fait qu’Idedoumène n’est autre que le hameau surplombant Kallous, vers laquelle accédaient les villageois il y a si peu, dit un résidant « avec beaucoup de difficultés avant la réalisation du pont la reliant aussi à la RN5 ».

Pénible, car de la sorte ils étaient contraints de faire un détour par Chabet Yekhlef, pour accéder à Aomar, puis à Kallous, alors que cette dernière n’est à tout casser qu’à 300 m d’Idedoumène.

Aussi, Chebet Yekhlef avec qui ils entretiennent de bonnes relations, était sollicité pour leur besoins en eau potable, mais c’était avant que les nappes phréatiques ne soient épuisées, après la baisse du niveau d’eau dans les puits, se rappelle t-il. « Nous avons cessé de les importuner car tout comme nous, ils ne disposent pas de l’eau du robinet.  »

Il y a quelques mois au plus tard les 80 foyers que compterait Idedoumène s’approvisionnaient des sources locales notamment Thalla El Merdj et Thimardjathène, après leur tassement et l’assèchement des puits de Chabet Yekhlef, ajoute t-il : « On s’est mis, et on le fait maintenant, à la chercher, et même à Zeboudja.  »

Bien entendu, les autorités de la commune d’Aomar ne sont pas restées insensibles à cette doléance, un projet de réalisation d’un réseau AEP a vu le jour, un forage a été creusé à Oued Djemaâ, et un réservoir construit à Khalia pour refouler l’eau à Idedoumène. Mais, au regret des demandeurs, l’acheminement qu’ils pensaient être la fin d’un calvaire n’a pas donné satisfaction lors de la mise en marche du moteur, toutes les tentatives de faire parvenir l’eau potable à Idedoumène ont échoué. La raison, explique le montagnard est que « le moteur placé n’était pas suffisamment puissant pour l’acheminer jusqu’à Idedoumène.  »

Après les tests manqués, et un retour à la routine exténuante consistant à faire une longues trotte jusqu’à Kallous et Zeboudja. Les paysans peinés de ce qui leur est arrivé, ont entrepris des démarches auprès de l’APC d’Aomar, où on leur a tout simplement répondu au cours de l’une des visites parmi tant d’autres effectuées à ce niveau, rapporte le concerné « que la solution est d’attendre l’achèvement de la station de Boulerbah ».

A. Chérif