« Ne plus faire du non-stop » quitte à abandonner définitivement ce métier pour lequel elle est destinée pourtant (voir notre édition du 7 mars dernier). C’est désormais chose faite. Un éditeur et pas des moindres, puisqu’il s’agit de la célèbre maison de production Azwaw, a entendu son SOS, l’aventure artistique et le rêve qui va avec feront partie du quotidien de cette artiste hors-pair qui ne veut rien faire d’autre que d’offrir à celui qui veut ses « vertes et pas mûres d’autrefois ». Mariée très jeune, et avec aujourd’hui un lourd statut de femme divorcée avec 1 fille à charge, à défaut de pouvoir régler son compte avec le destin, a trouvé dans la chanson un refuge aussi sûr qu’un foyer qu’elle aurait voulu fonder à l’instar « Tezyiwin-iss ». Le CD Uliw qu’elle vient donc d’enregistrer aux éditions Azwaw est une preuve irréfutable de la volonté de Djamila, qui veut suivre la voix tracée par la défunte H’nifa dont les chansons retracent la vie rude de l’exil et de la femme seule. Djamila est sur la trace de la grande dame de la chanson kabyle, le lyrisme des 8 chansons faisant foi. 1- Awin iyi bwin uliw2- Achughar (pourquoi la tristesse)3- Abridik d ubridiw (mon chemin)4- A zmane (le temps passé)5- Ami (mon fils)6- A yemma (ma mère)7- Inas hemlagh-k (dis-lui je l’aime)8- Tejra n Reman (grenadier)Djamila, pour une réussite parfaite, s’est entourée d’une équipe professionnelle et de musiciens, Rabia Brahim, Madjid Halit, Boudjelid… qui n’ont plus rien à démontrer. Bon vent, Idurar.
M. Ouanèche
