« Depuis mon arrivée dans cet établissement, j’ai pris une initiative en remplaçant le dessin architectural par la topographie. De même, en mettant sur place des filières en bâtiment telles la peinture vitrerie, la maçonnerie, exploitant en informatique. Nous avons des stagiaires qui viennent de plusieurs daïras de la wilaya en plus de celles du versant sud », nous confie M. Ahmed Bouam, en sa qualité de directeur de ce centre en ce premier jour de la rentrée scolaire. Pour notre interlocuteur, nombreux sont les demandeurs dans les nouvelles spécialités car elles ne sont pas sanctionnées seulement par un diplôme, mais surtout des débouchés dans le monde du travail. Pour en savoir plus sur la formation au sein de cet établissement, le chef d’établissement nous a fait savoir qu’en plus de la formation résidentielle, il y a aussi l’apprentissage et la formation ont beaucoup de femmes au foyer en couture et en broderie. « Nous avons déjà formé vingt-neuf femmes, douze handicapés en initiation à l’informatique au sein de la Maison de jeunes, formation que nous allons renouveler, de même treize incarcérés en prison formés en peinture vitrerie », a souligné dans son intervention M. Bouam. Ce dernier, ambitieux qu’il est, est en contact avec les présidents d’APC de la région, notamment ceux d’Aït Yahia Moussa et de Frikat afin de lancer des formations pour femmes au foyer. Concernant l’apprentissage, notre interlocuteur nous a communiqué le chiffre de quatre-cent soixante-deux auxquels vont s’ajouter cent-soixante dix autres dont cent-vingt deux ont été validés. Revenant sur les inscrits pour l’année en cours, nous avons appris qu’ils étaient pour les niveaux 1, 2, 3, quelque deux cents quatre inscrits dont cent soixante-quinze ont été examinés alors que pour le niveau 4, ils étaient quarante en électromécanique, trente-deux en maçonnerie, vingt-deux en prêt à porter et vingt-cinq en exploitant en informatique. Interrogé sur l’encadrement pédagogique, M. Bouam nous a dit que la grande expérience dont jouissent les professeurs est le point fort de ce CFPA.
« Je pense que si notre centre est sollicité de partout de Tizi Ouzou, de Larbaâ Nath Irathen et même de Lakhdaria, c’est parce que l’aura de son personnel est grande », a-t-il estimé. « Nous avons trop de demandes pour l’internat. On ne peut satisfaire tout le monde car nous n’avons pas de places.
Il y a seulement soixante places et parfois on arrive jusqu’à soixante-dix places. Pour la restauration, nous avons les moyens nécessaires », a conclu M. Bouam.
Ainsi, de par les spécialités offertes, le CFPA Krim-Saïd peut aspirer à un statut de centre régional car même où il y a des CFPA, des stagiaires préfèrent venir jusqu’à Draâ El Mizan.
Amar Ouramdane
