Le transport scolaire, un casse-tête pour les autorités locales

Le transport scolaire est devenu pour l’exécutif communal de Aïn Zaouia un véritable casse-tête et même une source de conflit entre les élèves et l’APC.

Pas plus loin qu’en ce début de semaine, des lycéens ont fait irruption à l’intérieur de siège de l’APC pour réclamer plus de moyens de transport, notamment ceux issus des village de la localité de Boumahni.

Ainsi, pour faire entendre leur voix, ils ont procédé à la fermeture du siège de l’APC pendant plus de (2) heures, une action de protestation accompagné de quelques actes de saccage dans le hall de la mairie.

Ce comportement a surpris tout le monde, peut-être du fait que la population de Aïn Zaouia est connu pour son sens de la retenue lorsqu’elle se retrouve confrontée à des épreuves difficiles.

Même si cette colère est justifiée, car le problème soulevé est bien réel en s’entretenant avec les représentants des lycéens ils sont déterminés à faire valoir leur droit pour un transport scolaire plus adéquat, à savoir un minimum de bus au lieu des camions aménagés qui n’offrent pas les conditions de transport idéal pour une population scolaire qui ne cesse de s’accroître au fil des années. Ces élèves courent un risque surtout lorsqu’on sait que les effectifs transportés sont souvent en situation de surcharge.

Du côté des autorités locales, tant que le parc roulant de la commune n’est pas renforcé, ils ne peuvent que se contenter de ce qu’ils ont comme moyens, se limitant à quatre (4) camions aménagés, quatre (4) minibus et un bus loué chez un partenaire privé.

En outre, il faut signaler que suite à des actes de sabotage, subis l’année dernière par la commune, deux camions ont été incendiés.

De ce fait, la marge de manœuvre pour répondre aux besoins d’une population éparpillée sur une superficie plus importante que celle de la commune de Boghni, reste au demeurant très limitée, et ce en l’absence d’un cadre de concertation entre les parents d’élèves, les comités de villages et l’APC.

Tout de même, un espoir est né pour atténuer la crise du transport, non pas en dotant la commune de nouveaux moyens, chose que continue de revendiquer l’APC, mais en lançant les travaux de construction d’un lycée à la périphérie du chef-lieu de la commune.

M. Haddadi