Au moment où des lycées et des collèges d’Algérie entament des mouvements de protestation contre le nouveau programme chamboulé par le changement du week-end, au lycée de Saharidj c’est pour tout autre chose que les élèves ont déclenché pour la 3ème fois, depuis la rentrée scolaire l’arrêt des cours. En effet, cette action de protestation est justifiée par le manque d’eau potable. Lundi dernier, les lycéens ont refusé de rejoindre leurs classes pour protester contre la non disponibilité de l’eau. Après un rassemblement devant l’établissement, ils se sont déplacés vers l’APC pour porter de vive voix leur revendication au responsable de l’APC.
Cette énième rupture d’AEP est due à une … crevaison du camion-citerne appartenant à l’APC et affecté spécialement pour l’approvisionnement du lycée ; une panne qui aurait pris au maximum une heure de temps pour sa réparation et dont on aurait évite une grève de plus. L’APC de M’chedallah a bien voulu dépêcher son camion-citerne pour évité une prolongation de la grève, mais il semblerait que la rupture d’AEP est une contrainte qui revient trop souvent et qui ne manquera pas de se reproduire si rien n’est fait pour régler définitivement ce problème. Le chef de daïra saisi plusieurs fois, de même que le P/APC, butent sur un problème d’eau dans la plus riche commune au niveau de la wilaya de Bouira … de l’eau de meilleure qualité car provenant de sources naturelles.
Il y a lieu d’agir vite et bien, car sans un approvisionnement régulier en eau, les étudiants de ce lycée sont condamnés à des repas froids par temps non moins froid. De plus, il est aisé d’imaginer l’état des toilettes sans eau utilisées par trois cent étudiants et leurs professeurs et cela, sans évoquer l’état des salles de cour et des couloirs foulés par autant de pieds en particulier par une journée pluvieuse quand ces lycéens franchiront les portes de l’établissement avec les chaussures chargées de boue.
Devant l’absence d’initiative à même de solutionner cette contrainte, les lycéens avertissent et menacent de passer à une phase radicale de protestation, celle d’aller fermer le siège de la daïra, une menace donc à prendre au sérieux.
O. S.
