Devant les dépenses faramineuses consacrées par la municipalité au transport des lycéens et la lassitude de ces mêmes lycéens de se lever tôt le matin et rentrer tard le soir, l’APC de Benidjellil fait tout son possible pour convaincre la wilaya de lui inscrire un projet d’un lycée, déclare Cheurfa l’Hachemi, l’adjoint au maire. «Nous avons environ 500 lycéens éparpillés à travers les communes de Seddouk, Béni Maouche, El-Kseur, Sidi Aïch et Timezrit. Il y en a ceux qui ont de la chance d’être admis en internat et d’autres, malheureusement, qui se lèvent à 5h du matin pour ne rentrer que vers 18h, épuisés. Si l’on s’en tient à cela, la municipalité mobilise deux bus pour le transport scolaire. Pour les journées de dimanche et de jeudi, on a loué 5 bus privés, et nous avons encore besoin d’un sixième. Comme nous n’avons pas suffisamment d’argent pour payer cash, on a du mal à trouver des transporteurs privés qui acceptent les payements en différé. Ajouté à cela, notre commune est située en zone montagneuse. Quand la neige tombe en abondance et obstrue les routes, les lycées ne rejoignent pas leurs établissements. C’est pour tous ces déboires que nous estimons que notre vœu d’avoir un lycée dans la commune est fondé d’autant plus que nous nous engageons à fournir l’assiette foncière devant le recevoir», a-t-il expliqué en détail.
L. B.
