Entre les deux, et presque à mi-chemin géographiquement, la Coupe du monde U-17 de la FIFA amène la fièvre du football dans un pays fou de ballon rond. Dès le 24 octobre, les pelouses du Nigéria verront les premiers pas sur la scène mondiale des futures étoiles.
Parmi les 504 joueurs qui seront de la fête, qui seront les futurs Ronaldinho, Iker Casillas, Michael Essien ou Luis Figo, tous anciens participants ?
Même s’ils n’ont pas encore la notoriété de leurs aînés, certains les côtoient au quotidien puisque malgré leur jeune âge, ils ont déjà fait leurs débuts en première division.
Mais la pression est toute autre lorsqu’il s’agit d’enfiler la tunique de la sélection nationale. « Ils connaissent leurs obligations et ils savent que le maillot de la sélection est lourd à porter », confirme au micro de FIFA.com José Luis Brown, vainqueur de la Coupe du monde de la FIFA 1986 avec l’Argentine et aujourd’hui à la tête des jeunes Albicelestes.
Les favoris
Justement, ce sont les Argentins qui, face au Honduras, ouvriront le bal dans un Groupe A aux allures de dernier carré, signe que la compétition sera passionnante dès son coup d’envoi.
Les vice-champions d’Amérique du Sud, candidats déclarés à la victoire finale, devront croiser le fer avec un autre favori, l’Allemagne, médaillée de bronze en 2007 et récente championne d’Europe, mais aussi le Nigéria, triple champion du monde, tenant du titre et hôte du tournoi. Trois raisons d’en faire un sérieux favori au sacre.
Pour sa part, le Brésil aborde le tournoi avec l’envie de soulever une quatrième fois le trophée, après ses succès en 1997, 1999 et 2003, et surtout d’effacer la déception des deux dernières éditions, perdues respectivement en finale contre le Mexique en 2005 et en huitième de finale face au Nigéria en 2007.
Atout de poids de la sélection auriverde, le duo Neymar-Philippe Coutinho fait déjà rêver tout le pays et cauchemarder les futurs adversaires de la Seleçao par ses performances en première division brésilienne.
Côté européen, l’Espagne aimerait enfin confirmer à l’échelle mondiale ses nombreux succès obtenus sur le Vieux Continent.
Les outsiders
Aussi talentueux qu’imprévisible, le Mexique est capable de tout : d’être champion du monde en 2005 au Pérou comme de ne pas réussir à se qualifier pour l’édition suivante en République de Corée. Qui sait ce que les jeunes Aztèques nous réservent cette année ? Leurs voisins américains n’ont encore jamais soulevé le trophée mais peuvent se targuer d’être la seule sélection à avoir participé à toutes les éditions de l’épreuve, et de régulièrement bien y figurer. De quoi en faire un outsider potentiel.
Côté européen, la solide Italie, l’ambitieuse Turquie et les revanchards Pays-Bas, tous présents au Pérou mais absents en Corée, ont de sérieux arguments à faire valoir pour déjouer les pronostics. Tout comme le Japon et la République de Corée, dont la fluidité du jeu et la qualité de la formation n’ont pas encore porté leurs fruits au niveau des résultats. Mais il y a un début à tout…
Enfin, la surprise – mais serait-ce vraiment une surprise ? – pourrait venir de la Gambie, double championne d’Afrique de la catégorie, ou de l’Algérie, dont le football est en pleine renaissance. Deux équipes pleines de talent et qui s’acclimateront sans doute plus facilement que les autres participants au climat nigérian, chaud et humide.
Le cadre idéal
Complètement mordu de ballon rond, le Nigéria est l’hôte idéal pour cette fête du football. Il y a deux ans en Corée, ils avaient été des milliers de supporters à faire le long déplacement pour apporter leur support aux Golden Eaglets.
Ce soutien festif et bruyant a donné des ailes à l’équipe alors dirigée par Yemi Tella, disparu depuis.
Aujourd’hui, ces fidèles supporters seront sans doute dans les tribunes des huit villes qui ont été retenues comme terrains de jeu des stars de demain. Abuja, Bauchi, Calabar, Enugu, Ijebu-Ode, Kaduna, Kano et Lagos s’apprêtent à vibrer devant les prouesses des 24 équipes participantes.
