Un jardin public transformé en refuge pour voyous et SDF

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Jadis espace vert où on peut respirer un air pur ensuite fermé pour des raisons inconnues, le jardin qui se situe juste en face de la gare routière et à côté de la station de transport qui assure la desserte Tizi-DBK-Tadmaït s’est vu en quelques années se transformer en un espace dédié aux SDF et autres voyous qui laissent libre cours à des pratiques peu seines. L’endroit a perdu de son charme d’antan, les vendeurs à la sauvette côtoient des voleurs qui agissent en pleine journée au vu et au su de tout le monde. Les ordures jonchent le sol, des déchets laissés par les marchands ambulants, qui vendent des cigarettes et divers objets de fortune. Les SDF qui squattent les lieux évoluent dans des conditions exécrables, parsemées de misère et un manque d’hygiène flagrant qui gangrène les lieux. Des cas de vol sont signalés fréquemment et les témoignages ne manquent pas, des femmes et des jeunes filles sont accostées par des énergumènes dont le seul but est de leur enlever qui un bijou, qui un portable. Les voyageurs qui arrivent de diverses destinations sont accueillis par un spectacle désolant : les trottoirs sont défoncés, les routes délabrées et les façades amochées. Il est loin, très loin le temps des hirondelles qui « sifflotent », les espaces verts accueillants où on peut se reposer en paix, voire pique-niquer sans dérangements. Dans le contexte actuel, il est du rôle des autorités compétentes d’intervenir, de reprendre leur rôle afin de sécuriser et de nettoyer les lieux, peindre les façades des murs ainsi que les façades environnantes et mettre fin à l’anarchie qui règne dans les stations de taxis et fourgons. En été, les routes accidentées et mal entretenues créent la pagaille, soulevant un nuage de poussière si épais qu’il devient difficile de respirer, les trottoirs sont complètement squattés qu’il est ardu de marcher convenablement sans faire de détours. Le jardin en question est aussi le refuge par excellence des ivrognes et des toxicomanes, même si ces derniers se font plus discrets quant à leur consommation de psychotropes et autres drogues douces. La nuit, il est devenu risqué voire audacieux pour les personnes étrangères de s’aventurer de ce côté sous peine de se voire lynchées, agressées et volées. Les mendiants trouvent aussi leurs comptes, ils s’installent à côté et la nuit ils dorment sur place. Il est urgent de trouver une solution pour déloger les personnes qui squattent les lieux afin de les nettoyer et faire le même travail que celui accompli sur le jardin Mohand Ou L’Hadj jouxtant le stade Oukil-Ramdane. Quant au square du centre-ville qui se situe à côté du marché couvert, il est toujours en chantier et sa rénovation a pris beaucoup de retard. La route qui se trouve à côté est prise d’assaut par les marchands des fruits et légumes ainsi que les vendeurs à la sauvette.

Hacène Merbouti

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