Les chiens errants investissent les rues…

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Plus d’un riverain a fait l’objet d’une attaque par des chiens alors que tous les ingrédients dont dépend le risque de contracter la rage son réunis, à savoir : L’absence quasi totale de l’hygiène dans la commune, la période de rût où les chiens sont gagnés par un état d’excitation qui accroit leurs agressivité et contact d’où parfois y a transmission des différentes maladies, dont probablement la rage, d’un chien errant à un autre domestique, ou bien à un être humain. A cela même, on rajoute un autre ingrédient moins perceptible, mais plus déterminant, notamment le manque de civisme dont fait preuve le citoyen tant il continue à participer à sa propre dégradation au prix d’une culture hiératique et frivole, car peu de gens parmi les maîtres des chiens visitent régulièrement un vétérinaire. Dans les cas échéant, cela ne se passe pas sans que ça ne soit par mesure extrême, correspondant à cet instant qui aurait dépassé la prévention et touché au stade où le mal a fini d’accomplir son destin. Un citoyen, cependant, nous explique qu’on n’adopte des chiens que pour accomplir une tâche de garde bien déterminée, et qu’une fois celle-ci est terminée, ces créatures sont relâchées dans la nature sans mesure aucune, comme dans cette période de l’année pendant la récolte des olives, où l’on dresse des dizaines de chantiers pour la cueillette, avec une dizaine de chiens qu’on relâche dès lors que cette période est écoulée. Un phénomène des plus étranges s’esquisse de plus en plus à Chorfa, et devant lequel même le plus habile des sociologues serait interdit. Des gens s’amusent à donner des prénoms à des chiens, dont chacun se souvient comme s’il s’agissait d’un ami, ou d’un vrai citoyen. Qui d’entre même les enfants ne connaît pas Boualem, Bellal, Loubna, Omar, Boussaâd ? Ce sont des chiens errants avec lesquels tous les riverains se sont tant familiarisés que pendant la campagne d’abattage l’année passée, quelques personnes parmi eux ont fait tout pour s’y opposer afin de les protéger.Gardons dans nos esprits que la sécurité de l’un est incontestablement menacée par l’ignorance de l’autre, quand l’un et l’autre partagent le même espace de vie… Un chien est un ami fidèle à l’homme dans la mesure ou celui-ci veille à le dompter selon les règles préconisées par la science, sinon il devient un ennemi dont la rage ne laisse aucune ombre de doute, comme suspend-elle bien toute chance de vie…

Comment se prémunir contre la rage ?!Il n’existe pas d’autres moyens de se prémunir contre la rage outre la prévention, car une fois qu’une personne en est atteinte ses chances de vie se verraient réduites à néant. Dès qu’une personne est mordue par un chien ou un rat, ou bien griffée par un chat, elle doit impérativement subir une séro-thérapie suivi d’un vaccin antirabique s’étendant sur quelques jours suivant un schéma arrêté par le ministère de la Santé.Le centre hospitalier de M’chedallah connaît à lui seul 2 cas suspects de rage humaine, 13 cas de rage animale confirmés et 1689 personnes mordues sur une période de 5 années, depuis 2000 jusqu’à juin 2005. La prise en charge cependant d’une seule personne mordue suivant les indications suscitées est estimée au prix minimum de 4000 DA. Au total, 6 756 000 DA au minimum pour le soin de 1689 personnes, une grande somme qui aurait pu ne pas être dépensée si toutes ces personnes était préventives.Au reste, la prévention commence par l’abattage systématique des animaux errants, vaccinations et soin des animaux domestiques, les chiens domestiques circulant dans les villages doivent porter des muselières, l’assurance de l’hygiène du milieu, campagne de dératisation. Ce sont là des recommandations dont l’application dépend plus de civisme que d’argent…

K. N.

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