17 lycéens inscrits à Aomar non retenus

Les mauvais résultats qu’obtiennent les enfants d’Idemdoumène étonnent plus d’un, ceci non pas, qu’ils soient désintéressés ou qu’on doute de leurs capacités mais plutôt au vu des difficultés qu’ils rencontrent dans leur parcours scolaire.

Certes, ils ne sont pas les seuls à connaître ces désagréments, leurs semblables aussi de Lakrarib, Tizi Larbaâ et autres localités relèvant de Aomar, se livrent à de longues marches à pied pour atteindre les bancs de leur classe. Ceci ne veut pas dire que les chefs d’établissements ne son pas conscients, ou que les responsables locaux ne se sont pas enqueris de la situation des scolarisés se déplaçant avec un cartable parfois plus lourd que le poids de leur corps et s’aventurant sur une RN5 de triste renommée pour le nombre d’accidents qu’elle enregistre.

Non, les uns comme les autres ont tout tenté pour améliorer leur condition mais en vain ! seulement précise un villageois, « des hameaux où il y a beaucoup d’élèves sont passés en priorité ». Il désigne par là, Chabet Yekhlef, Lakrarib, Ouled Nasser et Madjen, qui ont bénéficié du transport scolaire et dont la densité de la population, selon lui « a contraint les organisateurs de la prestation à prévoir deux chargements à partir de certaines d’entre elles, à l’exemple de Chabet Yekhlef ».

Alors, compte tenu de tout ceci, du choix basé sur le nombre plutôt que sur l’éloignement, Idemdoumène qui ne compterait que 17 lycéens inscrits au lycée de Aomar, se sont vus non retenus lors de l’élaboration du planning du transport scolaire, une condition requise, ironise ce père de famille « qui nous pénalisera encore très longtemps du fait qu’il nous est impossible d’offrir des commodités pour la réussite de nos enfants autant que les heureux élus ».

Toutefois, ce manque n’a pas empêché ces lycéens d’Idemdoumène de briller et de réussir dans leur école, ce qui fait dire à la personne : « Feraoun ne mettait ses chaussures qu’à l’approche du portail de l’école pour ne pas afficher sa pauvreté, mais ses œuvres intéressent toujours les éditeurs ».

A. Chérif