Un chantier et beaucoup de… suscpicions

Mis en arrêt forcé par les habitants de Tikheroubine depuis presqu’un mois, des travaux d’aménagement urbain effectués par une entreprise privée à Aït Sidi Ali dans la commune de Barbacha sont à l’origine d’un différend, à la limite d’un scandale, entre ces habitants mécontents et l’exécutif communal.

A vrai dire, la réalisation d’une conduite d’eau sur une distance de 400 mètres le long du chemin communal faisant partie des travaux d’aménagements, constitue la pomme de discorde entre les deux parties. Les villageois se sont soulevés d’abord contre les désagréments causés par ces travaux, sur leur axe routier, avant de s’intéresser par la suite au projet qu’ils trouvent entaché de doute et de flou, car selon leurs dires, il n’a jamais été déclaré et n’a été précédé d’aucune étude, ni d’élaboration d’une fiche technique. Nos interlocuteurs sont allés jusqu’à penser que cette conduite est destinée au seul domicile d’un membre de l’exécutif, du moment que la longueur des tuyaux mis en place est à la limite de cette habitation. Ce que l’APC récuse, en se contentant de dire par le biais du maire adjoint, que le projet en question est d’ordre sectoriel, avec comme objectif de réaliser un réseau AEP et le bétonnage des fossés, mais avoue tout de même, que les services communaux de sa municipalité ignorent le coût de l’enveloppe allouée pour ce projet et que « le devis n’est pas signé ». Au lendemain de la contestation des villageois, des pourparlers ont eu lieu sans pour autant arriver à trouver un terrain d’entente. Les habitants, qui persistent à s’opposer à la continuité des travaux, demandent que des responsables de wilaya viennent sur les lieux pour constater et donner ainsi des explications à la faveur d’un éclaircissement sur le projet suspect. Ils n’omettent pas d’énumérer les priorités de leur village qui méritent une prise en charge urgente, notamment le glissement de terrain qui risque d’obstruer la route, ainsi que l’inclinaison de deux poteaux électriques et bien sûr, la sempiternelle pénurie d’eau.

Nadir Touati