Les employés du secteur de l’éducation nationale entameront un (nouveau) débrayage à partir d’aujourd’hui. Cette grève initiée par le Cnapest et l’Unpef, s’inscrit dans la logique protestataires des travailleurs de ce secteur en vue d’ »améliorer leurs revenus », notamment après que la tutelle a refusé de négocier avec leurs représentants sur le très sensible dossier des primes ainsi que celui des œuvres sociales. Le recours à cette action, soulignent certains syndicalistes, vise à attirer l’attention du ministre sur ces revendications d’une manière autrement plus « sérieuse » et ce, après le constat établi à la suite de la journée de grève qui avait perturbé le secteur il y a quelques jours, et qui a fait clairement ressortir que la tutelle n’a accordé « aucun intérêt particulier » à cette grève. Cela dit, l’on s’attend donc à ce que cette nouvelle action soit largement suivie par les milliers d’enseignements et employés affiliés à ces deux syndicats, qui, il faut le rappeler, subissent des conditions socioprofessionnelles des plus instables.
L’adhésion au mot d’ordre de grève, attestent quelques observateurs, sera d’une ampleur considérable en dépit du fait que le syndicat national des travailleurs de l’éducation s’est officiellement démarqué de l’action. Ce syndicat justifie sa décision par le fait qu’il n’a pas été invité à la réunion intersyndicale qui a abouti au lancement de cette grève ainsi que par « son souci de préserver l’intérêt des élèves car cette grève d’une semaine pourrait gravement nuire à leur cycle pédagogique… «
Ahmed B.
