L’UNPEF accuse l’UGTA de saborder la grève à Tizi-Ouzou

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Grave accusation du président de l’Union nationale des professionnels de l’éducation et de la formation à Tizi-Ouzou, M. Sarni, pour qui la centrale syndicale, l’UGTA, tente de saboter le débrayage dans la wilaya. “L’UGTA, à travers certains de ses animateurs, fait tout simplement dans l’intimidation afin de dissuader les grévistes de renoncer à leur grève”, a-t-il dit. Et de préciser : “Ce syndicat fait jouer la carte des œuvres sociales, dans son entreprise. On nous a fait état de quelques syndicalistes de l’UGTA qui ont proposé des avantage relevant des œuvres sociales aux travailleurs de l’éducation à condition de reprendre le travail.” Le président s’est félicité de la mobilisation sans faille de ces travailleurs qui sont restés, a-t-il dit, de marbre devant ces tentatives. “Nos travailleurs ont pris conscience et compris que les œuvres sociales du secteur leur appartiennent.

Par leur refus de céder devant ces tentations, ils ont montré qu’ils ne sont pas ouverts à toutes sortes de marchandages”, poursuivra M. Sarni qui a également soulevé quelques cas d’intimidation tentés cette fois par la direction de l’éducation de la wilaya. “Les efforts conjugués par la direction de l’éducation et l’UGTA sont vains”, dit-il encore.

Et pour preuve, le porte-parole de l’un des animateurs de cette grève d’une semaine à laquelle a appelé l’intersyndicale de l’éducation, l’Unpef, a relevé que le débrayage a été suivi, en son troisième jour, à 91,63% à travers la wilaya de Tizi-Ouzou et ce dans les trois paliers de l’éducation, à savoir primaire, moyen et secondaire.

Il est vrai, en effet, que le secteur de l’éducation a été, pour le moins, sérieusement perturbé durant ces trois derniers jours.

La grève a été lancée dimanche dernier. A travers cet énième mouvement de protestation, les travailleurs de l’éducation revendiquent notamment l’amélioration des conditions socio-professionnelles qu’ils qualifient de désastreuses. Les grévistes semblent déterminés à aller jusqu’au bout de leur action. Cette grève intervient quelques jours seulement après “le soulèvement” des élèves, notamment les lycéens, qui réclamaient l’aménagement de leur emploi du temps et l’allégement du programme scolaire.

C’est dire en somme que le secteur de l’éducation traverse vraiment une mauvaise passe cette année.

M. O. B.

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