« Ça aurait pu être pire »

La dépêche de Kabylie : Abdelkader Ghezzal, que s’est-il passé au Caire ?

Abdelkader Ghezzal : C’était un truc de fou. Comme si nous étions tombés dans un guet-apens. Les vitres du bus ont éclaté, des coéquipiers ont été blessés. A l’aéroport, tout allait bien. Pas de problème de sécurité. Tous les journalistes, algériens et égyptiens, étaient ensemble. Et puis les jets ont commencé après environ un kilomètre. Les gens arrivaient de tous les côtés de la route. Je ne sais pas si c’était préparé, mais ça en avait l’air.

Comment avez-vous réagi ?

Notre première réaction a été de nous mettre au milieu du bus, dans le couloir et de s’accroupir avec les sacs sur la tête. Finalement, on n’a que quelques points de suture. Avec les blocs qui arrivaient dans le bus, ça aurait pu être pire.

Comment allez-vous vous entraîner ?

On a un entraînement au stade, mais si on n’a pas la sécurité qu’il faut, on ne sortira pas de l’hôtel. On ne peut pas risquer de prendre le bus et d’être dans le coma.

Certains joueurs sont-ils traumatisés ?

Traumatisé, je n’irai pas jusque là. On s’attendait à de l’intimidation, mais pas à ce point-là. C’est clair qu’il y a eu un gros manque de sécurité. Mais on a un groupe fort qui a bien géré cette affaire.

Cette affaire vous a-t-elle donné plus de rage ou craignez-vous le match de samedi ?

Ça nous a donné encore plus de punch. On va bien s’entraîner demain (ndlr : vendredi) et dans de bonnes conditions.