Cette longue attente et ce grand suspense qui aurait duré, quatre long jours, séparant le match du Caire à celui du Khartoum, ont fait que la joie de la qualification au coup de sifflet final du référée, a été tout simplement indescriptible.
Des milliers de supporters se sont, en quelques secondes, subitement, retrouvés dans la rue, courant dans tous les sens, c’était une véritable hystérie qui s’est emparée de cette marée humaine.
Des hommes, des femmes et des enfants sont tous sortis dans la rue pour exprimer leur grande joie, en quelques minutes, toutes les artères de la ville de Béjaïa étaient occupées, véhicules recouverts de drapeaux algériens qui ont sillonné la ville en cortèges interminables.
L’embouteillage provoqué a fait que les gens ont préféré arrêter leurs véhicules, sur place, et y descendre pour prendre part à des danses collectives au rythme des différents tubes préparés spécialement pour soutenir les Verts. « En voyant tout cela, on ne peut ne pas se rappeler des liesses de joie du jour de l’indépendance », dira Mohamed Tikheroubine, le président de l’organisation des enfants de chouhada de Béjaïa, qui s’est lui aussi, mis de la fête. La fête a été en effet totale. Les Béjaouis n’ont pas dormi de toute la nuit, et il semble qu’ils ne sont pas prêts à le faire de sitôt. Le lendemain, jeudi, la mobilisation des fans des Verts était la même.
« C’est maintenant que commence la véritable fête, nous continuerons à défiler, il y a la Coupe d’Afrique, puis la Coupe du monde en juin », diront des jeunes rencontrés, hier, les yeux cernés par le manque de sommeil mais déterminés à aller au bout des rêves footbalistiques algériens.
A. Kaci
