La première plaie fut le changement de l’eau du Nil en sang ainsi que de toutes les eaux d’Egypte. La deuxième plaie discrédita Héqet, la déesse des grenouilles. La troisième plaie fut celle où les prêtres magiciens s’avouèrent vaincus quand ils ne purent changer la poussière en moustiques au moyen de leurs arts occultes. La ligne de démarcation qui séparait les Égyptiens des adorateurs du vrai Dieu ressortit nettement à partir de la quatrième plaie. Alors que des essaims de taons envahissaient les maisons des Égyptiens, les Israélites, au pays de Goshèn, n’en furent pas affectés.
La plaie suivante fut la peste infligée au bétail, qui humilia des divinités telles que la déesse-vache Hathor, Apis et la déesse-ciel Nout. La plaie des furoncles déshonora les dieux et les déesses Thot, Isis et Ptah, censés posséder le pouvoir de guérir.
La septième fut la violente pluie de grêle qui couvrit de honte les dieux à qui on attribuait la maîtrise des éléments naturels, par exemple Reshpou, qu’on croyait capable, semble-t-il, de maîtriser la foudre, et Thot, dont on disait qu’il avait pouvoir sur la pluie et sur le tonnerre. La plaie des sauterelles infligea une défaite aux dieux censés assurer une récolte abondante, entre autres à Min, dieu de la fécondité qu’on tenait pour un protecteur des cultures. Parmi les divinités déshonorées par la plaie des ténèbres, il y avait les dieux solaires Râ et Horus, ainsi que Thot, le dieu de la lune, qu’on croyait être l’ordonnateur du soleil, de la lune et des étoiles. La mort des premiers-nés fut la dixième. Ce qui a dû placer la famille du pharaon ainsi que les prêtres égyptiens au comble de l’humiliation.
De toutes ses plaies, la dernière en date marquera définitivement l’arrogance des Egyptiens qui se croient toujours détenteurs des pouvoirs suprêmes. La défaite enregistrée lors du match Algérie-Egypte à Khartoum rappelle, si besoin est, qu’à chaque Pharaon son Moïse. Une raclée mémorable qui s’apparente à sa onzième plaie.
B. Hafidh
