“L’eau de Tichihaf coulera dans les robinets en juin 2010”

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Le premier est à l’état de chantier. En ce qui concerne la réponse à la question de savoir quand l’eau de Tichihaf coulera dans les robinets, les entrepreneurs en charge de la réalisation de projets avancent les dates de la fin du premier trimestre 2010 pour les villes du couloir Akbou, Béjaïa, comme Sidi Aïch, El-Flaye et Tibane entre autres et la fin du deuxième trimestre pour la ville de Béjaïa. Il n’y aurait rien de plus alléchant si, en ce qui concerne l’eau du barrage de Tichihaf, les citoyens de la vallée de la Soummam et de la ville de Béjaïa, n’avaient reçu dans le passé d’autres promesses aussi séduisantes mais qui sont restées lettre morte.

Déjà pour ce barrage, dont les travaux ont commencé en 1985, un responsable de l’Agence nationale des barrages (ANB) s’est engagé devant les élus de l’APN en décembre 2002, à livrer l’ouvrage au plus tard dans le courant de l’année 2005, et il a fallu attendre des années après 2005 pour que le projet soit achevé. Pour ce qui est du transfert de l’eau du barrage vers les villes, la canalisation principale, qui longe l’ouest de la Soummam et les conduites secondaires qui emmènent l’eau vers les communes, ne sont pas encore achevées. Seules les villes d’Akbou, d’Ighzer Amokrane et de Tamokra bénéficient dans une certaine mesure de l’eau du barrage.

Et pour les autres villes du couloir Akbou-Béjaïa, les citoyens peuvent-ils donner crédit aux avances données par les entrepreneurs ?

Le wali de Béjaïa, Ali Bedrici qui connaît bien la cadence de travail des entreprises concernées, répond par l’affirmative. Car toutes les procédures d’expropriation et d’indemnisation des propriétaires des terrains par où passent les canalisations sont terminées, que la canalisation principale de 80 km est achevée ou sur le point de l’être, et que les tuyaux pour les conduites secondaires vers les villes sont livrées sur les sites.

Et le wali ajoute, avec une certaine assurance, qu’en forçant quelque peu la main aux entrepreneurs pour renforcer les chantiers en hommes et en matériel, les délais avancés pourraient être dans une certaine mesure respectés.

B. Mouhoub

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