Le problème de circulation, affectant Aïn El Hammam, a atteint son paroxysme ces derniers jours. Les automobilistes pressés préfèrent se garer en dehors de la ville ou carrément prendre un fourgon de transport pour leurs déplacements.
Le peu de place libre, devant servir au stationnement, est squatté par des marchands ambulants qui font de la rue Colonel-Amirouche un nouveau marché quotidien. On ne peut entrer normalement en ville ni en sortir, dans des limites raisonnables. Lundi dernier, jour de semaine, habituellement sans affluence extraordinaire, il nous a fallu plus d’une heure pour parcourir un kilomètre environ, de la place du marché à l’entrée Ouest. Une boucle qui ne nécessite que dix minutes, en temps normal. En plus des trois rues toujours et simultanément en travaux, vient s’ajouter la rue Bounouar fermée dans la matinée pour cause de vérification du réseau d’assainissement par une entreprise chargée de surveiller les lieux. La rue des cordonniers qui devait servir de soupape de sécurité, a été elle aussi, pour des raisons inconnues, obstruée. Ne restait alors que la grande rue pour absorber ce millier de voitures collées pare-choc contre pare-choc. La rue d’Alger en perpétuels travaux et réduite à un sens unique, pour une durée indéterminée, n’en finit pas de contrarier les automobilistes.
La seule voie restante, difficilement carrossable du fait des bosses et des crevasses, créées par des engins, est devenue la bête noire des automobilistes contraints de traverser Michelet. « Laisser la voiture au garage et se déplacer en fourgon devient, paradoxalement inévitable pour les gens pressés », indique un citoyen devant se rendre du côté de l’hôpital. Quant au véhicule de la Protection civile, il a beau actionner son gyrophare, personne ne peut lui venir en aide. Le malade transporté doit prendre son mal en patience, en attendant que le tour de l’ambulance arrive. Dans cette anarchie, il reste à souhaiter qu’une catastrophe n’arrive pas, car ni les pompiers ni la police ne pourraient intervenir à temps.
A. O. T.
