Entrant dans le cadre de la formation des enseignants de tamazight, une rencontre regroupant vingt-quatre enseignants, a eu lieu, en début de semaine, au CEM Amer-Ath-Chikh de Aïn El Hammam. Les professeurs exerçant dans les différents CEM des daïras d’Aïn El Hammam et d’Iferhounène sont réunis, mensuellement, pour une journée durant laquelle un ou plusieurs thèmes, relatifs à l’enseignement de la discipline, sont traités, sous la direction de M. Mansouri, l’inspecteur de la matière et de M’hanna Boudinar, conseiller pédagogique.
Lorsque nous lui avons fait remarquer que la durée de formation nous semblait insuffisante, vu le manque d’expérience de la plupart des professeurs de tamazight, le responsable a tenu à nous apporter certaines précisions. Il ressort de notre discussion que la formation s’étale sur plusieurs années, à raison d’une dizaine de thèmes annuellement. Il faut noter que jusqu’à présent, les maîtres de tamazight étaient livrés à eux-mêmes. Recrutés après une licence libre, obtenue à l’universalité, ils se retrouvent, du jour au lendemain, dans une classe en train de dispenser un enseignement auquel ils n’étaient pas préparés, sans initiation aucune au métier de maître.
Ils devaient acquérir, sur le terrain, des rudiments de pédagogie. Un volet négligé durant plusieurs années.
Ce n’est que maintenant que les inspecteurs en charge du domaine, essaient de remédier à la situation, en leur apportant certaines connaissances qui leur permettent de parer au plus pressé. « Cette carence est comblée, par la jeunesse de l’effectif qui a, en outre, sa soif d’apprendre », indique M. Mansouri, qui se dit « confiant en l’avenir de l’enseignement de tamazight ».
A. O. T.
