“Nous envisageons l’introduction d’un programme spécial en tamazight”

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La Dépêche de Kabylie : Après seulement cinq petits mois après le lancement de votre chaîne, voilà que Nessma TV brûle plusieurs étapes et devient aujourd’hui, la première chaîne satellitaire de tous les Maghrébins. Pourrions-nous savoir le secret de cette brillante réussite ?

Nébil Karoui : C’est un grand rêve qui vient d’être réalisé par deux frères, Tarek ben Ammar et moi-même. Nous avons été présents dans toute la région du Maghreb dans le domaine d la publicité. Là, on a pensé à la création d’une chaîne maghrébine, qui pourra réunir toute la région, toute en imitant les autres pays arabes, notamment les pays du Golfe. Après le lancement de la chaîne, on est partis chercher des investisseurs qui pourraient nous parrainer, et on est tombés, sur deux grands hommes, à savoir Tarek ben Ammar et le groupe Berlusconi, qui est le leader de l’audiovisuel européen. Ils nous ont ramené la technique et la technologie.

Après ce grand succès, envisagez-vous de réouvrir un bureau à Alger ?

Voilà, le bureau d’Alger, vous êtes en train de voir le relais devant vous, nous sommes en train de développer notre bureau, petit à petit. On va ouvrir une existence juridique pour développer la production, le nombre de journalistes en communication et des studios. Il est bon de savoir que nous sommes à notre cinquième mois pour cela, nous ne devons pas se précipiter.

Nessma TV est la première chaîne satellitaire suivie en Kabylie, pensez-vous introduire un programme spécial en tamazight afin de drainer et de satisfaire ces téléspectateurs ?

Je dirais qu’il y aura bien sûr, un programme en tamazight pourquoi pas.

Mais pour moi, la question ne se pose même pas, elle est naturelle. Il faut que nous regardons dans nos programmes, parce qu’il n’y a pas une vision spéciale pour récupérer les Kabyles ou un programme kabyle. Pour nous, les Kabyles, c’est comme les Bizertins, ils constituent une partie intégrante du grand Maghreb, mais si besoin est, pourquoi pas ? Etant donné qu’il y a des animateurs kabyles qui travaillent chez nous. Mais maintenant, il le faut commercialement pour nous, pour devenir une force. La preuve si je trouve un sponsor kabyle, pour un programme kabyle, je suis près de le passer dès aujourd’hui.

Entretien réalisé par Yahia Maouchi

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