Renouant avec la contestation sociale s’articulant maintenant autour de la question du régime indemnitaire, la Coordination nationale des professeurs de l’enseignement secondaire (Cnapest) a appelé à une grève de deux jours à partir d’hier.
Le débrayage a été suivi, ce lundi à Boumerdès, à hauteur de 90%.
Précision donnée par le chargé de la communication de ladite instance syndicale autonome, en l’occurence Messaoud Boudiba. Ce membre du bureau national du Cnapest qui suivait hier, ladite action, a indiqué que certains lycées de Boumerdès -à l’instar de ceux de Beni-Amrane, Sidi Daoud et Isser- étaient totalement paralysés. Dans d’autres établissements secondaires, le taux du débrayage variait entre 80 et 90%. Dans chaque lycée pratiquement, le principe de grève est acquis depuis belle lurette. « C’est le seul moyen d’arracher nos droits socio-professionnels », expliquent de nombreux professeurs de lycées. On est conscient de la nécéssité de revaloriser les indemnités propres à la corporation des travailleurs de l’éducation. Le chargé de la communication du Cnapest s’étonne, dans cette optique, que le régime indemnitaire actuel soit toujours calculé sur la base de l’ancien salaire de l’enseignant n’excédant guère 10 000 DA. M. Boudiba explique encore que les indemnités ou la révision des salaires ne peuvent être dissociées du statut de l’enseignement dont le dossier n’est pas encore ouvert. Et toute négociation avec les représentants des pouvoirs publics prend en ligne de compte, a-t-on encore indiqué, l’exigence d’amélioration de la situation des enseignants.
Lancée, cinq semaine après la rentrée scolaire 2008-09, cette action de protestation se veut aussi comme « un soutien à des enseignants victimes de mutations abusives dans les wilayas de Mostaganem et Constantine. «
Salim Haddou
