Intervenant à l’ouverture de la première journée de l’ORL, organisée par l’hôpital central de l’armée (Aïn Naâdja), le Pr Bitouche Smaïli a souligné, dans ce cadre, que le taux du cancer du larynx en Algérie est plus élevé que celui enregistré en Europe qui est de l’ordre de 3%.
Selon le professeur, « le cancer du larynx est « étroitement » lié au tabagisme ou à la consommation « excessive » d’alcool ». Cette maladie est fréquente notamment chez les hommes âgés entre 45 et 70 ans. Néanmoins, affirme la même source, cette maladie commence à toucher de plus en plus des sujets jeunes et des femmes.
Cette tendance est due au tabagisme passif et le fait que les jeunes commencent à fumer très tôt. Elle dira à cet effet, que « son diagnostic est facile », soulignant que « la sonnette d’alerte peut être tirée lorsque le patient se présente pour une dysphonie chronique (changement de voix), d’une durée de trois semaines, surtout chez un sujet fumeur ». Elle a également expliqué que le diagnostic peut se faire grâce à l’endoscopie, qui est développée en Algérie, et une biopsie suivie d’un examen histologique.
Le professeur a également relevé que dans le cas du diagnostic tardif, « la situation se complique pour le patient qui doit accepter le fait qu’il soit atteint d’un cancer et la laryngectomie totale ».
D’après elle, le patient sera soumis à la réeducation orthophonique, après la pose de la prothèse phonatoire.
Cette dernière, explique l’oratrice, pose plusieurs problèmes, dont le fait qu’elle coûte très cher et qu’elle doit être changée tous les six mois.
Les organisateurs de cette journée, faut-il le signaler, ont annoncé qu’à partir du 1er janvier 2010, l’hôpital central de l’armée d’Aïn Naâdja sera un hôpital sans tabac.
M. A. Yahioui
