La ville de Souk El Tenine, dans la daïra de Maâtkas étouffe et crie haut et fort la saturation de son unique axe qui la traverse de part en part. Des bousculades et des bouchons à longueur de journée et même pendant les journées de « non-marché », constituent malheureusement la particularité de cette ville. Ce n’est pas B. S., qui nous contredira, cet homme qui a failli perdre la vie, ce samedi. Certes le camionneur dira que le quinquagénaire était au beau milieu de la chaussée, chose que nous ne nierons point. Mais une question mérite d’être posée, B. S., avait-il le choix ? Objectivement la réponse est non. Puisque les trottoirs destinés aux piétons sont faut-il le signaler, squattés par les commerçants comme si les rayons de leurs magasins ne suffisent pas a étaler leurs produits. Alors la quasi-majorité des épiciers exposent leur marchandises sur les trottoirs. Ajoute à cela les marchands ambulants et de friperie qui eux étalent leurs différents produits à même le bitume et n’oublions pas de signaler les stationnements anarchiques des deux côtés de la route. En somme les passants sont automatiquement tenus de circuler au beau milieu de la chaussée.
En alternance avec les véhicules, un automobiliste a failli faucher la vie de B. S. Le camionneur était bel et bien dans son périmètre B. S., n’avait pas à se trouver là. Mais les trottoirs reservés aux piétons étaient squattés par les commerçants et les stationnement interdits. Quant aux jours de marché, c’est carrément le blocage. Les véhicules, les bêtes et les hommes s’entremêlent en ne se démelant que tard dans la journée.
Opération escargot est de mise et dans une anarchie la plus totale. Ce qui un jour finira par être fatal et plongera la localité dans le deuil et l’amertume. Avant de terminer, signalons que la route menant à l’APC est simplement fermée à la circulation.
Les vendeurs de légumes et de fruits l’on simplement confisqué, au vu et au su de tout le monde. Mesmar djeha ! Si les autorités concernées sont appelées à réfléchir à désengorger l’axe principal en ouvrant une déviation ou une rocade qui permettra de desserrer l’étau et d’oxygéner l’agglomération, les commerçants sont appelés à libérer les trottoirs et se contenter des rayons de leurs boutiques. Quant aux chauffards qui transgressent le code de la route en stationnant anarchiquement, n’importe où et n’importe comment, eh bien messieurs, le code de la route est conçu pour être respecté. Son respect préservera les biens et les personnes. Les autorités censées faire respecter la loi et le code de la route brillent toujours par leur absence, on dirait qu’elles ne sont pas concernées, par cette situation chaotique. Remarque : à l’extérieur, le froid est givrant, la préférence va évidement à la chaleur des bureaux, B. S., et consorts n’ont qu’à de débrouiller et faire avec !
H. T.
