Les chantiers de l’espoir

Haut perchée à flanc de montagne, située à mi-chemin entre les daïras de Sidi Aïch et Chemini, Tibane a pour l’insolente destinée de faire face au soleil et une détermination inexorable à faire face aux soucis des six mille âmes qui y habitent en permanence.

Répartis sur neuf villages : Tibane, Mezgoug, Tizi, Taourirt, Takorabt, Aït Chetla, Maxene, Tighilt et Aït Oubelaïd, cette commune a été dotée d’une enveloppe de 35 millions de dinars, pour ses chantiers à ciel ouvert, dirigé tous azimuts.

Après avoir été à la tête d’une direction collégiale durant un mandat de dix-huit mois, et contrairement aux APC limitrophes, empêtrées dans des blocages inextricables, M. Attouche Zahir, le P/APC élu sous la bannière du FFS à la majorité absolue, a eu les coudées franches pour mettre les bouchées doubles dans la réalisation des chantiers qui l’attendaient.

La commune dispose depuis peu, d’une Maison de jeunes et surtout d’une annexe de CFPA, ce qui offre une inestimable chance aux jeunes pour l’apprentissage d’un métier d’avenir et leur épargner ainsi des déplacements onéreux et rébarbatifs.

Parmi les chantiers achevés, le P/APC cite une salle de sport polyvalente et une unité de soins avec logement située au cœur du village Mezgoug, entrée en service depuis deux mois.

En outre, M. Attouche souligne avec un brin de fierté, les écoles refaites à neuf et dotées du matériel nécessaire, notamment les cantines qui est un véritable baume aux cœurs pour les parents d’élèves.

Et, depuis 2006, l’épineux problème du transport scolaire a été réglé avec la disponibilité de 5 minibus transportant quotidiennement les élèves de la commune vers Sidi Aïch et Chemini.

Selon des citoyens rencontrés sur place, cette disponibilité constitue une bouffée d’oxygène qui allège le cœur et préserve la poche de dépenses supplémentaires.

De même que les foyers bénéficient de l’eau courante à un rythme constant, suite à la mise en service de deux réseaux simultanément ; la source de Tamesgdhoutt et celle du forage de l’Oued Soummam.

Alors, tout va bien ?

M. Attouche lève les bras au ciel et ajoute avec franchise : « Dire que tout va bien est un leurre. Mais, on travaille d’arrache-pied en suivant l’ordre des priorités. Actuellement, l’achèvement des travaux de l’établissement public de santé de proximité est dans une phase très avancée que ce soit pour sa rénovation ou bien sa modernisation en espérant qu’il sera en mesure de répondre aux exigences des citoyens. La présence d’un médecin généraliste, la disponibilité d’une maternité et d’un labo de radio entre autres.  » Après une bouffée de cigarette, il ajoute : « Voyez la bibliothèque municipale, les grands travaux sont achevés, mais les équipements nous manquent cruellement. Ils tardent à arriver ! Et le gaz de ville constitue aussi notre priorité. C’est un droit inaliénable pour s’inscrire dans la modernité et la prospérité, on l’attend toujours ! Euh, tenez, je vous cite aussi les travaux d’élargissement du tronçon du CW173 qui sont en phase terminale. C’est un point important, et pour la fluidité de la circulation et pour la sécurité des usagers ». Dans la foulée de la discussion, le P/APC s’attriste de l’absence criarde d’une ligne de transport entre Tibane et Chemini par la faute du mutisme de la Direction des transports de Bgayet, mais il ajoute avec beaucoup d’assurance qu’il donnera des autorisations aux transporteurs pour exploiter la ligne Tibane, Souk Ouffela, Azrou n Chemini jusqu’à Lemsella.

Puis, d’un geste empreint de délicatesse, il parle d’un dossier important à ses yeux : la construction d’un complexe sportif comprenant entre autres : un stade communal, une aire de jeu et une auberge de jeunesse. Cependant, il avoue que ce projet d’envergure est au stade d’étude.

Finalement, M. Attouche lance un appel solennel aux hautes autorités de la wilaya afin qu’elles s’impliquent financièrement dans la réalisation dudit complexe, lequel est capable, sans doute, de résorber une bonne partie du chômage dont souffre la région et ses environs.

Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

Tarik Djerroud