La Dépêche de Kabylie : D’abord, toutes nos félicitations pour cette première distinction. Vous y attendiez-vous ?
Rabah Moussaoui : Le seul secret de cette réussite, c’est le travail et le sérieux. Maintenant si nous nous y attendions. Oui. Parce que nous avons tous les atouts pour réussir.
Déjà nous sommes certifiés depuis 2000, donc nous avons quand même neuf ans de certification, et chaque année on renouvelle notre certification sans aucune difficulté. Nous sommes certifiés aux trois normes internationales : l’environnement, la santé et travail, et le management qualité. Aujourd’hui nous sommes dans un système de management intégré. Parmi les candidats participants, il n’y a pas une seule entreprise qui soit certifiée aux trois normes. C’est pour cela que je dis que nous étions à l’aise, et nous savions que nous allions être au moins parmi les trois premiers de ce concours.
Pourriez-vous nous parler du plan d’aménagement du port de Béjaia, ainsi que des actions prévues pour l’avenir ?
Effectivement, il y a un projet de développement ; d’ailleurs, le ministre des Travaux publics, lors de sa visite il y a deux mois à la wilaya de Béjaia, a annoncé l’étude de ce projet. Le port de Bjaïa est un petit port par rapport au volume d’affaires qu’il réalise aujourd’hui. Donc il a besoin de ces espaces, pour se développer et gagner des parts de marché, vu qu’aujourd’hui le port de Béjaia est un port de l’Est et du Centre en même temps. On a donc intérêt à développer ce port pour accueillir ce trafic supplémentaire. Je pense que le projet se concrétisera début 2011, d’autant que l’année prochaine sera consacrée aux études de ce projet.
Quel sera l’impact économique sur la région ?
L’impact économique sera indéniable. Nous avons toujours dit qu’un port fait la région, c’est dire qu’un port ramène le développement. S’il y a extension, cela veut dire qu’on peut recevoir des trafics supplémentaires, qu’il y aura des emplois, de la richesse qui développeront la région de Béjaïa et d’une manière générale de l’Est algérien. Parce que le port de Béjaia n’est pas seulement le port de cette wilaya, il es aussi le port de Sétif, de Msila, de BBA, et de tout l’hinterland de la région de Béjaia.
Quel est le taux de trafic de marchandises hors hydrocarbures au niveau de ce port ?
Le trafic hors hydrocarbures cette année atteindra 8 millions de tonnes. C’est une évolution de 15% par rapport à l’année dernière. Nous fonctionnons avec un seul terminal commercial depuis 2005. De 32 000 TEU, nous allons atteindre 150 000 TEU en fin d’année. Le volume du trafic a été triplé et notre chiffre d’affaires depuis 2000 à ce jour a éré quintuplé. Notre part de marché était de 18% en 1998, et de 24% en 2008, c’est dire qu’un peu plus du tiers des importations algériennes passent par le port de Béjaia. En termes de trafic, le port de Béjaïa a enregistré une évolution importante : de deux millions de tonnes en 1998, elle est passée à 6,163 million de tonnes en 2008 de marchandise hors hydrocarbures.
Entretien réalisé par Yahia Maouchi
