Six candidats pour un fauteuil

Durant plus d’un mois de campagne électorale, la bataille a été très rude entre les différentes formations politiques en lice.

Il est à retenir que le climat a été fort tendu durant la campagne électorale, voire bien avant. L’enjeu est de taille au regard des crises que couvent quelques formations politiques à Béjaïa. Cela d’autant que des candidatures ont été même contestées. C’est le cas du candidat du FLN, Salah Darradji. Tout en contestant les résultats du vote, son concurrent, Mohand Akli Bourouih, élu au premier tour des primaires, a exacerbé la crise au sein du FLN. D’abord en quittant la formation de Belkhadem, puis en se portant candidat indépendant au même poste.

Mais, au final, sa candidature a été rejetée par les services de la DRAG au motif que ce dernier serait impliqué dans des affaires scabreuses. Cette affaire a été divulguée à l’opinion par Allaoua Messaoudi, un autre élu FLN classé en troisième position lors des primaires et, de fait, éliminé de la course. Des révélations qui ont permis, somme toute, à Salah Darradji d’écarter de la course son concurrent. Le FLN compte 93 élus (APW/APC).

Le topo est sensiblement différent au RND. Son représentant aux sénatoriales, Abderrahmane Bensebaâ, élu indépendant et actuel maire d’Akbou, a été désigné par 27 élus sur les 59 votants lors des primaires. Fraîchement rallié au RND, il bénéficie néanmoins de l’implication active de l’appareil du parti qui multiplie les regroupements organiques pour créer la plus grande cohésion possible autour de son candidat.

Le parti de Saïd Sadi a éprouvé, de son côté, toutes les peines du monde à désigner son représentant à ces joutes. Après de multiples tractations, le choix a été unanimement porté sur le docteur Aziz Kessas, élu APW et médecin coordinateur à la DOU à la faveur des élections primaires organisées le 5 décembre dernier. Du point de vue du nombre, le RCD est la première force politique à Béjaïa avec 116 élus (APC/APW). Le candidat du RCD, ayant déjà postulé au même poste à deux reprises, a d’indéniables chances de s’adjuger le fauteuil de sénateur. S’estimant, semble-t-il, en mesure de créer une surprise, les élus indépendants ont, eux aussi, désigné leur représentant pour les prochaines élections sénatoriales. Il s’agit de Mehenni Smail, élu sur une liste indépendante à Amizour. Ces élus ambitionnent d’avoir leur représentant à la chambre haute du Parlement et rivaliser avec les autres formations politiques, sachant que, du point de vue numérique, ils dépassent de loin le PT et le FNA et sont à égalité avec le RND, soixante élus pour chaque camp. Un autre élu indépendant, Idir Hamour, P/APC d’Adekkar, est lui aussi en course dans ces élections. En course aussi pour le poste de sénateur, le représentant du parti de Moussa Touati, Mourad Kerrouche, n’a que d’infimes chances de gagner le pari, au regard de la place qu’occupe le parti sur l’échiquier politique local. Le FNA ne compte que quinze élus aux assemblées élues à Béjaïa. Pour le FNA, il est question de faire connaître le parti à travers sa participation aux différentes élections. Le grand absent, comme à l’accoutumée de ces joutes électorales, est bien évidemment le FFS. Une formation qui compte le plus grand nombre d’élus, 140. La non-participation du parti d’Aït Ahmed et du PST (6 élus) pourrait profiter à l’une des formations politiques en compétition. Comme les grosses cylindrées en course pour le poste de sénateur partent à chances égales, il est difficile de faire le moindre pronostic. En tout cas, l’heureux futur sénateur sera connu ce mardi.

Dalil S.