Les enseignants contractuels ne décolèrent pas. La preuve : le Conseil national des enseignants contractuels a organisé, hier matin, un sit-in devant la chefferie du gouvernement. Il n’est plus question pour ces protestataires de faire marche arrière jusqu’à satisfaction totale de leurs revendications.
Selon la présidente du Cnec, Mme Meriem Maârouf, cet énième mouvement de protestation, se veut une manière de contester contre leur “situation catastrophique” et réclamer leur intégration sans aucune condition.
Ils étaient plus d’une centaine d’enseignants contractuels, venus de différentes wilayas, à avoir pris part à ce rassemblement national pour faire pression sur les pouvoirs publics, jusqu’à l’aboutissement de leurs doléances.
“M. Ouyahia, on demande l’intégration. Donnez-nous nos droits, barakat, barakat les contrats”, ont clamé ces enseignants à l’intention du Premier ministre dans l’unique espoir de voir leur intégration concrétisée. Tous les accès au Palais du gouvernement ont été bloqués par un dispositif de sécurité déployé sur les lieux. Les forces de l’ordre qui ont reçu l’ordre de leur supérieur d’évacuer les enseignants contractuels des lieux, ont interpellé 38 d’entre eux, qu’ils ont embarqués au commissariat le plus proche.
Il y a lieu de rappeler que les enseignants contractuels ont souvent vu leur rassemblement interdit par les forces de l’ordre, mais cela n’empêchera pas ces derniers d’aller jusqu’au bout de leur lutte syndicale.
“Malgré l’agressivité à laquelle nous sommes habitués, nous poursuivrons nos mouvement de protestation jusqu’à satisfaction totale de nos revendications et l’intégration de tous les enseignants contractuels sans aucune condition”, a lancé Mme Maârouf.
Un enseignants rencontré sur les lieux a déploré le fait que “la majorité des enseignants contractuels n’ait pas pris part au dernier concours de recrutement organisé par la Fonction publique alors que le premier responsable du secteur avait indiqué que la priorité serait accordée aux contractuels eu égard à leur expérience”.
Selon les déclarations de certains enseignants, leurs collègues de certaines wilayas, à l’image de Tizi-Ouzou et de Béjaia, n’ont pas perçu leurs salaires depuis deux à trois ans.
“Cela fait deux ans que je n’ai pas reçu de salaire. Pourtant j’ai effectué mon travail le plus correctement du monde”, s’est indigné l’un d’eux, venu de Béjaia pour, selon lui, protester contre cette “injustice.”
Las d’attendre l’aboutissement de leurs doléances, les enseignants contractuels menacent de reprendre la grève de la faim, au cas où la tutelle persisterait dans sa politique de fuite en avant.
Lemya Ouchenir
