Marché de dupes ?

Des médicaments qui se déclinent sous la dénomination commune internationale (DCI), ne sont pas remboursables en dépit du bandeau vert oblitérant leurs vignettes. « A quoi bon instaurer ce code de couleur censé faciliter les choses aux malades, pour ensuite le fouler aux pieds ? », s’interroge, interloqué, un assuré qui découvre à sa désolante surprise que Histagan, un antiallergique, ne figure pas sur la fameuse nomenclature.

Parfois, la forme et le dosage du médicament remboursable ne correspondent pas à ceux portés sur la vignette et ne coïncident pas avec ceux imprimés sur l’emballage. « Si ce n’est pas un marché de dupes, ça y ressemble fort », s’emporte un malade chronique, retraité de son état. Trop d’errements sont signalés, qui battent en brèche l’argument somme toute farfelue d’un responsable de la CNAS, qui attribue ces anomalies à « des incidents dans la gestion des fichiers ». Par ailleurs, le remboursement de certaines spécialités pharmaceutiques est soumis depuis quelques années à des conditions précises. Pour certains tranquillisants, un accord préalable de la CNAS est exigé pour leur remboursement au-delà de 12 semaines consécutives de traitement.

N. Maouche