Une enveloppe d’un montant global de 106 millions d’euros sera allouée à l’Algérie par l’Union européenne (UE), entre 2005 et 2006, afin de financer des projets dans plusieurs secteurs. C’est ce qu’a révélé l’ambassadeur de l’UE en Algérie, Lucio Guerrato, qui était l’invité hier du Forum du journal arabophone El Moustaqbel. A se référer aux déclarations du chef de la mission Européenne en Algérie, la décision a été prise le 11 août dernier de dégager une première enveloppe de 40 millions d’euros avant la fin de l’année. Il servira à financer le programme d’appui du secteur des ressources en eau à hauteur de 20 millions d’euros.Une autre tranche de 10 millions d’euros sera destinée à financer un projet de développement de la police scientifique et de la PAF (Police aux frontières). «Ce projet, qui arrive à terme, soulignera le diplomate, revêt un intérêt commun entre l’Algérie et les pays de la Communauté européenne. Le but est d’aider l’Algérie à renforcer sa capacité à lutter contre la perméabilité de ses frontières en matière d’immigration clandestine, car c’est une zone de transit entre l’Afrique sub-saharienne et l’Europe… ». Il est prévu également l’allocation d’une aide estimée à 10 millions d’euros aux associations et ONG (Organisations non gouvernementales) algériennes, estimée à une centaine. «Notre volonté est de soutenir le tissu structurel de la société civile, pour encourager et apporter de l’eau au moulin de la démocratie», dira en substance M. Guerrato. L’UE compte également apporter son aide matérielle à plusieurs autres projets. Celui ayant trait au management de l’économie, notamment tout ce qui se rapporte à «la filière de la prise de décision économique». Un projet en cours de finalisation, notera l’orateur, qui s’étendra particulièrement aux services des centres de statistiques, dont l’apport pour l’économie est primordial. Certains ministères stratégiques seront également inclus dans l’action de soutien dispensée par l’UE : les départements de Medelci (Finances : services budgétaires), de Maghlaoui (Transports) et Ghoul (Travaux publics). Selon Lucio Guerrato, le plus gros de l’aide concernera la capacité de gestion des administrations, institutions et autres organismes qui interviennent directement ou pas dans le processus de prise de décision et de gestion des affaires économiques. Un ensemble d’autres projets seront mis en œuvre en 2006. Il s’agit du financement d’un programme d’accompagnement de l’Accord d’association (les services douaniers), qui, faut-il le rappeler, rentrera en vigueur dans quelques jours (1er septembre). Le département de Barkat (Agriculture), sera lui aussi bénéficiaire d’aides pour le développement rural. La décision d’octroyer l’autre tranche de 60 millions de soutien à l’Algérie, a aussi été récemment prise, notera le représentant de l’Union européenne. L’invité du forum soulignera la volonté des deux parties de travailler ensemble, et le déroulement à «un rythme satisfaisant» de la coopération, en dépit d’«une série de difficultés d’un coté comme d’un autre». D’autres points ont été abordés à l’occasion de la séance questions-réponses, ayant notamment trait à l’aide allouée aux médias algériens, d’un montant de 5 millions d’euros, à la circulation des personnes entre l’Algérie est les pays de la communauté évoqués dans le Conseil d’association,… A ce propos, le conférencier a tenu à souligner que «la question des visas est d’ordre bilatéral»
Elias Ben
