Selon un communiqué de la gendarmerie et de la protection civile, cinq personnes ont trouvé la mort et vingt-trois autres ont été blessées dans 12 accidents de la circulation survenus mardi à travers le territoire national.
Les accidents mortels ont été enregistrés dans les wilayas de Mascara, Tiaret, Adrar et Oum El-Bouaghi, alors que les accidents avec dommages corporels ont été signalés dans les wilayas de Djelfa, Mascara, Mostaganem, Béchar, Bordj Bou-Arréridj, Constantine et Souk-Ahras, précise la même source. L’excès de vitesse, le refus de priorité, le non-respect du code de la route ainsi que la distance de sécurité, les dépassements dangereux et les manœuvres dangereuses additionnés au manque de visibilité par endroits demeurent les causes essentielles de ces accidents, selon la gendarmerie nationale.
Pour rappel, les véhicules vétustes seront retirés de la circulation l’année prochaine et quelque 500 000 véhicules sont concernés, car ne répondant pas aux exigences du contrôle technique. Ainsi les accidents de la circulation sont la première cause de mortalité en Algérie. En effet, notre pays vient au premier rang au Maghreb concernant le nombre d’accidents de la route qui ne cessent d’accroître.
Les radars fixes prévus par l’Etat ne seront pas installés de sitôt, et les autres mesures prévues à l’horizon 2010 ne seront pas appliquées dans leur totalité. L’Algérie enregistre annuellement en moyenne 4 000 décès liés aux accidents de la route et plus de 100 000 blessés.
La nouvelle loi relative à l’organisation, à la sécurité ainsi qu’à la mise en place de la police de la circulation routière en Algérie ne semble pas porter ses fruits face au laxisme, à l’incompétence et au laisser faire de cette institution qui ne fait pas son travail correctement si ce n’est l’excès de zèle et les retraits de permis effectués de manière abusive.
Hacène Merbouti
